le blog de désiré merien

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lundi, 21 novembre 2011

Lettre n° 123 : Le Centre de jeûne hygiéniste Nature et Vie

1. Création de Nature et Vie

Nous nous sommes intéressé au jeûne en juin 1963 pour tenter de résoudre des désordres sanitaires engendrés par des accidents vaccinaux dont celui en provenance du BCG en 1954. Durant les années ultérieures à 1963, nous nous sommes rapproché des organismes qui militaient alors pour la défense de la santé naturelle. C’est ainsi que nous avions rejoint l’association de PIGNERO pour la défense contre les rayonnements ionisants, également les DELARUE, dirigeants, à l’époque de la Ligue Nationale pour la liberté des vaccinations. En temps qu’accidenté, c’était un acte que nous devions faire. En 2011 nous sommes toujours membre de ce mouvement. Dans cette mouvance, nous avons été amené à nous rapprocher des actions de Georges Krassovsky concernant ses luttes pour la paix, la défense de la nature et la protection de la vie. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvé à animer dans les dernières années 60 : « une délégation pour la protection de la nature et de la vie ». Nous avons milité durant plusieurs années pour soutenir les actions de Georges et notamment les fêtes pour la Nature qu’il avait initiées, précurseur à l’époque. Peu à peu nous avons voulu constitué un mouvement autonome sur Lorient. C’est ainsi que le 5 janvier 1970 nous déposions les statuts d’une association à but non lucratif, type 1901. Le nom choisi était : « Nature et Vie » obtenu par la contraction de la délégation indiquée précédemment. Ainsi Georges était l’initiateur du nom de notre mouvement. Nous avons appris le décès de Georges Krassovsky le 12 juin 2011, en approchant de ses 96 ans. Nous le rencontrions encore dans les salons, tel Marjolaine, dans les premières années de 2000. Toujours affable et infatigable militant de la cause humaine. C’est ainsi qu’il avait lancé un journal intitulé : « combat pour l’homme » où il exprimait sa foi constante pour un meilleur devenir de l’homme. Nous sommes triste de cette disparition aujourd’hui, mais tout en étant reconnaissant pour celui qui nous avait aidé jadis en nous mettant le pied à l’étrier. Adieu donc Georges, nous continuons aussi, maintenant plus âgé, le « combat pour l’homme » initié par vous autrefois.

2. Les débuts de Nature et Vie

Lors des premières années, nous avons soutenu de nombreuses causes écologiques dont celle de la diffusion de l’agriculture biologique. Une revue intitulée « Nature et Vie » relatait les principales actions effectuées au cours des années 1970 et les décennies suivantes jusqu’à maintenant. (1) Puis peu à peu nous avons restreint le champ de nos activités à la promotion de la santé naturelle, d’abord par le végétarisme, l’harmonisme puis par l’hygiénisme. Nous avons été adepte de la revue hygiéniste « la nouvelle hygiène » publiée par Gérard NIZET, également disparu, jusqu’aux années 1970. Notre intention serait de numériser ces textes hygiénistes admirables. Peu à peu notre enseignement de l’hygiénisme s’est traduit par la création d’un premier Centre d’éducation vitale au village de Kervenanec à Lorient, puis par la construction du Centre actuel où nous nous situons depuis 1993. C’est durant cette période passée à Kervenanec que nous avons écrit et souvent édité nos livres majeurs concernant la santé.

3. Le fonctionnement de Nature et Vie

Nature et Vie, par mon intermédiaire, et successivement par l’action de tous ceux (et celles) qui y ont collaboré, a toujours eu comme projet d’informer sur les meilleures pratiques d’une bonne hygiène de vie. C’est ainsi que naturellement nous nous sommes intéressés aux compatibilités alimentaires en réfléchissant à assembler les aliments spécifiques de l’homme : fruits et légumes. Aussi naturellement nous nous sommes porté vers la détoxination de l’organisme en nous intéressant au jeûne, en transformant peu à peu notre Centre d’enseignement hygiéniste en Centre de jeûne. Ce que nous faisons depuis quarante ans. La méthode de jeûne que nous avons proposée est celle du jeûne par palier alimentaire. Nous l’appliquons toujours. Puis nous nous sommes intéressé à la respiration en créant la méthode respiratoire de la biorespiration, néologisme que nous avons construit. Ultérieurement nous avons abordé le mode de penser pour obtenir un mental serein : cela a été la mise au point de notre travail de bioanalyse, indispensable pour accéder à une bonne santé. Toute cette progression s’est faite lentement, accompagnée par la mise au point de cours hygiénistes oraux, puis par correspondances. Ces cours sont toujours en état de fonctionnement. Parallèlement nous avons mis en place un lieu de rencontres et d’entretiens hygiénistes sur Paris. Il fonctionne toujours les premières fins de semaines d’automne, d’hiver et de printemps. L’été nous demeurons en permanence au Centre Nature et Vie de Kervam en Bretagne. Dans la même dynamique nous avons mis en place une autoédition à Nature et Vie, de livres, revues, tableaux, compacts disques, qui complètent notre enseignement vital. De même nous avons fait éditer à l’extérieur, des manuscrits sur les thèmes indiqués ci-dessus de manière à toucher un plus large public. Enfin nous avons accueilli des intervenants extérieurs pour associer le jeûne à des activités semi-compatibles comme la marche, le yoga, etc … L’idéal étant bien entendu de se rapprocher du jeûne dépourvu de toute activité mentale ou physique. Et maintenant notre grand projet est de créer une grande librairie numérique hygiéniste Nature et Vie. Pour cela nous sommes grandement secondé par Dominique, notre « mémoire hygiéniste » qui rassemble et « scanne » tous les textes hygiénistes que nous avons rédigés et d’autres. Il ambitionne de promouvoir des ouvrages en langue étrangère. C’est déjà possible de voir le résultat de son travail sur notre site Nature et Vie.

(1) Des premiers numéros de la revue « Nature et Vie » existent encore. Ils sont proposés à la vente dans notre service « librairie » auquel le lecteur pourra se reporter.

4. Votre destination : Nature et Vie vous souhaite la bienvenue !

Objet 

Les séjours de détoxination à Nature et Vie sont réalisés en suivant la « technique des paliers alimentaires. A leur arrivée, les résidents peuvent réduire leur alimentation. Naturellement, chaque résident peut demeurer également en alimentation solide ou y revenir à son gré, à tout moment selon son désir. A l’issue de sa période de détoxination, le résident remonte en alimentation en utilisant les paliers inversés. La nourriture proposée comporte une base de fruits et légumes. L’alimentation est prise en respectant les associations alimentaires telles qu’elles sont décrites dans l’ouvrage les associations alimentaires compatibles, tomes 1 & 2.

Un programme de revitalisation

Des séances de relaxation utilisant la respiration, pour évacuer les tensions physiques, psychiques, et libérer les émotions, sont proposées quotidiennement. Les résidents peuvent y participer facultativement, en groupe ou en individuel. Ces séances se terminent par un temps de relaxation musicale, puis par celui du partage des expériences vécues. Des séances de gestion du stress sont réalisées en individuel, à la demande facultative des résidents. Le coût des séances est en supplément de celui des séjours.

Réception

Les séjours de détoxination ont lieu en permanence toute l’année, sans interruption. La réception a lieu uniquement sur rendez-vous. Ecrire ou téléphoner au préalable pour réserver. L’alcool, le tabac et les drogues diverses sont formellement prohibés. La combustion de bougie, d’encens, etc … est interdite.

Horaires de réception

10 h/12 h et 14 h/16 h de préférence chaque jour. Possibilité de réception à un autre horaire sur négociation préalable. L’arrivée est comptabilisée à midi, le départ également. La journée est comptée de midi à midi le lendemain. Il y a possibilité de demeurer au-delà de 12 h le jour du départ, en comptant la fraction de journée encourue. Par exemple, départ à 18 h : un quart de journée. La clef de chambre est remise après signature du contrat de séjour et règlement de l’acompte sollicité. Les modes de paiement acceptés, en euros, sont : les chèques bancaires, les chèques vacances, les espèces. Pas de règlement par carte bancaire.

Localisation

Le Centre d’éducation vitale Nature et Vie est installé dans le village de Kervam, au 8 impasse des roitelets, 56270 Ploemeur, à 4 kms de la ville de Lorient (Morbihan), implanté dans une propriété comportant pelouses et arbres fruitiers, située à 1 km du littoral de la côte sud de la Bretagne. Des ouvertures des étages on aperçoit l’océan atlantique et l’île de Groix. On accède aux plages par une courte marche d’une trentaine de minutes. Le Centre représente ainsi un lieu de tranquillité et de ressourcement en milieu marin. De nombreuses promenades existent tant sur le littoral que sur les parcours de randonnées pédestres. Il existe aussi des sorties en mer, notamment vers l’Ile de Groix. Pour venir au Centre Nature et Vie, vous pouvez utiliser : le train : gare SNCF de Lorient, liaisons quotidiennes sur Paris, TGV direct en 3 h 42 mn, trains autocouchettes : liaisons directes avec Lyon et Bordeaux, taxis à la gare, bus : ligne 22, puis 31 ou 51 (arrêt Kerlir). la voiture : arrivée par la voie Nantes-Brest, sortie Ploemeur puis direct Lomener : Kerscouet puis Kervam. l’avion : liaisons quotidiennes de Paris à Lorient/Lann-Bihoué – taxis à l’aéroport. un plan de situation est fourni après inscription.

Nourriture

La nourriture proposée au Centre lors de la réduction et de la reprise alimentaire est exclusivement végétarienne.

Logement

Il est réalisé dans un confort compatible avec la possibilité d’effectuer un séjour de repos : chauffage central, eau chaude, etc … Les résidents sont reçus dans des chambres pour une seule personne (selon disponibilités) ou pour deux personnes. Chaque chambre dispose d’un téléphone personnel avec possibilité d’accès à internet.

Vêtements

Il est conseillé d’apporter : des vêtements d’intérieur chauds : robe de chambre, chaussettes, pull-over (le port de pantoufles est obligatoire à l’intérieur du Centre), des vêtement d’extérieur tels que : chaussures pour la promenade, manteau, gants, etc … ne pas oublier le nécessaire de toilette.

Les équipements à votre disposition

pour le confort : disposition du téléphone fixe en chambre (contrat de ligne et consommations Télécom à régler, avec possibilité de brancher un ordinateur, sous condition de programmation préalable), possibilité d’accéder à un ordinateur de Nature et Vie pour les courriers internet (séquences payantes) , mise à disposition d’une machine à laver, fer et planche à repasser (séquences payantes), possibilité de photocopies ou du télécopieur au secrétariat ( sur rémunération). pour les loisirs : un parc retiré, situé en bordure d’océan, possibilités d’activités marines, piscine à proximité, nombreuses randonnées à effectuer librement ou avec l’accompagnement de guides rémunérés. nombreuses offres de sports divers, à proximité.

Nouvelles du second trimestre 2011

éditions

le nouveau livre de Désiré Mérien : « les associations alimentaires compatibles » sous la forme du tome 2, 224 pages, accompagné du tableau incorporé sur les calories, vient de sortir fin juin 2011, éditions Lanore Paris, diffusion Dilisco. Ce tome 2 présente les menus et recettes de l’alimentation raisonné et de nouveaux textes sur le devenir de l’alimentation humaine, également vendu en panier sur la librairie du site www.nature-et-vie.fr, prix 18 €, port 3 €, franco 23€, en achetant par correspondance à Nature et Vie, 8 impasse des roitelets 56270 Ploemeur. Par contre notre ouvrage « compatibilités alimentaires » est épuisé. Les derniers exemplaires serviront de support au cours de « conseiller en compatibilités alimentaires », par correspondance, qui est toujours d’actualité.

salons

Nous avons poursuivi notre participation aux salons bio écologiques : Valériane (Belgique) 2/4 septembre, tenu par monique Biozone (Mur de Bretagne) 10/11 septembre, tenu par monique Fougère (Tours) 24/25 septembre, tenu par roger Zen (Paris) 29 septembre/3 octobre, tenu par roger Zen et bio (Nantes) 7/9 octobre, tenu par monique Marjolaine (Paris) 5/13 novembre, tenu par monique Viv’expo (Rennes) 18/20 novembre, tenu par roger.

activités au 2ème semestre 2011

continuation des activités de Désiré Mérien, exposées sur son site www.nature-et-vie.fr prochains stages de Monique Poupart en jeûne dynamique, visibles sur son site www.randodiete.fr prochain stage de Katia Marynower prévu du 22 au 28 octobre 2011.

renouvellement de votre adhésion 2012

Pensez à renouveler votre adhésion 2012 à l’association Nature et Vie : 23€ pour l’année. Nous avons besoin de votre aide pour financer tous ces salons sur lesquels nous présentons les théories et pratiques hygiénistes. SOUTENEZ-NOUS.

lundi, 30 mai 2011

Lettre n° 122 : Le « bien vieillir »

Le défi des personnes vieillissantes est de réussir leur maintien en santé. Certes le vieillissement est un ressenti personnel. L’essentiel est de prendre de bonnes habitudes de vie qui vont maintenir le niveau des performances et prévenir l’apparition des différents troubles de santé. Ainsi le processus du vieillissement est lié aux comportements des personnes. Les principales recommandations portent sur la qualité de l’alimentation, la pratique adaptée d’activités physiques, l’utilisation assidue du cerveau, le maintien d’un projet de vie adapté socialement.

1. La qualité de l’alimentation

Les apports de nutriments conditionnent la qualité de nos tissus corporels. Il est donc préférable de consommer des aliments de qualité. La meilleure provient de ceux obtenus en agriculture « biologique ». Une autre préoccupation est de se nourrir avec des aliments qui correspondent à notre nature de primate. Ainsi, les produits animaux destinés aux carnivores devraient être évités. Les graines (céréales) sont les aliments des oiseaux, à consommer avec modération. Les produits laitiers sont destinés aux petits mammifères. Ils ne correspondent pas parfaitement à la phase adulte de l’humain. Les fromages devraient être ou écartés ou consommés parcimonieusement. Restent les fruits et légumes adaptés au fruito-végétarisme de l’humain (1). Ce choix de l’alimentation de qualité et spécifique à l’homme étant fait, restera à savoir comment les consommer. Si nous les prenons isolément, rien à redire, mais si nous souhaitons en assembler, il faudra tenir compte des compatibilités alimentaires (2) pour respecter le travail complexe et antagoniste des enzymes qui interviennent dans leur digestion. Mais interviendra alors le choix de la quantité d’aliments à ingérer. Ceux-ci ont plusieurs rôles à jouer. Assurer notre température corporelle vers les 37°C. Pour cela, lipides et glucides seront utiles. Ils le seront également pour assurer la permanence des activités physiques ou intellectuelles.

(1) le lecteur se reportera à notre ouvrage : « les sources de l’alimentation humaine. Editions Nature et Vie.
(2) se reporter à notre ouvrage : « compatibilités alimentaires ». Editions Nature et Vie.

Les protéines ont pour mission principale de remplacer les cellules usagées ou d’assurer la croissance de celles qui deviennent nécessaires. En vieillissant, la température corporelle est à maintenir d’où la nécessité des apports permanents en lipides et glucides. Les lipides modérément et les glucides, de préférence d’origine des féculents : pomme de terre, etc … Si nous nous maintenons dans une température confortable 20-21°C, il n’est pas nécessaire de se suralimenter pour assurer le « chauffage » corporel. Les activités du vieillissant peuvent également se réduire, ce qui favorise une moindre consommation de lipides et glucides. Enfin le corps des anciens n’a pas besoin d’une croissance cellulaire comparable à celle de l’enfant ou de l’adolescent. Les apports protéiniques peuvent aussi être réduits. Ces réductions alimentaires favorisent la diminution des déchets du métabolisme au niveau cellulaire. De ce fait, les organes excréteurs : foie, reins, poumons, peau, intestins auront moins de travail à effectuer pour assurer une détoxination efficace de l’organisme. En vieillissant ces excréteurs, en activité incessante depuis la naissance, se ralentissent, d’où la nécessité de leur apporter moins de déchets à traiter. Le jeûne favorise la régénération des excréteurs, c’est pourquoi il est vivement recommandé pour favoriser leur régénération. Le « bien vieillir » se réalise avec des excréteurs efficients. A l’inverse, la toxémie croîtra et les troubles de santé apparaîtront tant qu’elle ne sera pas diminuée. Ainsi à la préoccupation constante de se nutrir, devrait succéder celle de prendre en compte la qualité de la détoxination de l’organisme. C’est l’une des clefs du « bien vieillir ». On n’est pas « vieux » parce qu’il y a une accumulation des années de l’existence ; on se sent « vieux » quand l’organisme ne fonctionne plus très bien et que les symptômes douloureux commencent à surgir. On observe leur arrivée parfois dans l’âge adulte ; il est alors urgent de recourir au jeûne pour réduire la toxémie et annihiler ces troubles. Mais il faudra aussi penser à rénover les excréteurs : ils sont fondamentaux pour assurer la qualité de la santé. Des excréteurs en état satisfaisant de fonctionnement est la meilleure assurance pour « vieillir jeune ».



2. La nature des activités physiques

La nature des activités physiques de l’humain est caractérisée par l’âge. Déjà le bébé ne cesse de s’agiter pour exercer son corps. L’enfant sera toujours en mouvements incessants. L’adolescent s’entraînera vers des activités plus importantes en rapidité et endurance. Le maximum de l’importance des activités physiques humaines s’observe à l’âge du pré-adulte que nous fixons entre 20 et 30 ans. C’est l’âge des performances physiques maximales. Puis survient l’âge adulte que nous situons de 30 à 60 ans où ces activités sont encore importantes sans toutefois égaler celles de la tranche d’âge précédente. A la soixantaine, on pénètre dans le troisième âge qui perdurera jusqu’à 80 ans approximativement. Toutes les fonctions se réduisent et il est essentiel de respecter ce ralentissement. Les excréteurs étant moins performants, l’excès du « bouger » entraîne un accroissement de la toxémie qui engendrera de nombreux troubles. Et celui qui en souffre est loin de se douter qu’il les crée par ses activités physiques excessives et inadaptées. Le slogan à la mode étant « manger-bouger », de nombreux anciens se croient dans la nécessité de manger et s’activer comme des adolescents. C’est une grosse erreur qui se traduit par de nombreuses douleurs diverses, dorsales et articulaires. Mais le pratiquant ancien obsédé par son « bouger », accroîtra encore ses problèmes malencontreusement. Il faut savoir raison garder et adapter son « bouger » à la qualité de son « excréter ». C’est celui-ci qui conditionne la qualité de la santé. Autre problème, l’apparition du surpoids vers la soixantaine et malheureusement trop souvent avant. Le « manger » est généralement amplifié vers la quarantaine et le « bouger » diminue. Le poids augmente. Et voilà, le trop pesant se lance dans un « bouger » excessif pour réduire ce surpoids. Il ne réussira qu’à amplifier sa toxémie car ses « excréteurs » sont fatigués par l’âge. De fait il ne s’en soucie guère. C’est le jeûne la réponse à son excès de poids. Le métabolisme quotidien sert à maintenir la température corporelle à 37°C. Se maintenir dans une température de 20°C évitera le trop manger, donc le trop intoxiquer, donc le trop de poids. « Manger-bouger » est illusoire après soixante ans (et avant) pour éviter le surpoids. Mieux vaut pratiquer le « jeûner-bouger » qui se fait maintenant dans les groupes de jeûne et randonnée. C’est une activité modérée tout à fait adaptée à la tranche d’âge inactive de 60 à 80 ans.

3. L’utilisation assidue du cerveau

Le cerveau de l’humain actuel s’est développé en lobes importants au-dessus de la partie centrale du cerveau primitif. Ce cerveau conscient nous met en relation avec le monde extérieur. Pour cela il active les fonctions musculaire, squelettique, sensorielle. Il est grand consommateur de glucose, sucre simple, qu’il faut lui apporter en permanence. L’activité intellectuelle va croissant, du bébé à l’enfant, puis de l’adolescent à l’adulte. Au grand âge elle semble mieux perdurer que l’activité physique. Cependant les grands efforts intellectuels semblent ralentis. Il faut savoir vivre intellectuellement avec son âge : en l’entraînant quotidiennement, mais en lui ménageant aussi des périodes de répit, salutaires. Une fatigue de l’activité intellectuelle peut survenir dans le grand âge ou même précédemment en situation de stress intense. Cette fatigue si elle perdure, peut générer des dysfonctionnements affectant la capacité de décision et souvent la mémoire. Les activités intellectuelles des anciens ne doivent pas être interrompues, mais modulées dans le temps. La toxémie cellulaire, souvent présente dans l’âge avancé du fait de l’insuffisance croissante des fonctions excrétrices, affecte la qualité des activités intellectuelles. Le jeûne en favorisant la réduction de cette toxémie, accroît les capacités intellectuelles tant que celles-ci ne sont pas détériorées irréversiblement. Les périodes de clairvoyance qui se manifestent à l’issue d’un jeûne sont agréables à vivre. L’utilisation assidue du cerveau est la meilleure façon de le conserver en bon état de fonctionnement. Le glucose est son principal aliment. Il provient des réserves glycogéniques du foie. L’alimentation fournit ce glucose à l’organisme. Les sucres des fruits sont les mieux adaptés et les plus rapidement disponibles et efficaces dans la circulation sanguine. Les sucres en provenance des amidons sont mis plus tardivement à disposition. C’est pourquoi on les qualifie de « sucres lents ». Au cours du jeûne, passé les premiers jours, c’est à partir des corps cétoniques obtenus à partir de la réserve de matière grasse corporelle que le cerveau va fonctionner. Il est prudent de vérifier que cette balance sucre glucose aux corps cétoniques, fonctionne bien ; sinon il peut se produire une période d’adaptation se traduisant par un ralentissement intellectuel. Dans le jeûne en paliers cette situation est évitée. Les apports en jus de fruits évitent les carences en sucre glucose. Pour conclure il est nécessaire dans le grand âge de conserver une certaine activité intellectuelle, et placer son cerveau de temps à autre en situation de détoxination qui lui permettra une lucidité prolongée.

4. Le projet de vie adapté
Dès l’enfance nous nous situons dans un projet de vie, d’abord par le jeu puis par les activités professionnelles. L’enfance, puis l’adolescence représentent des périodes où l’on prépare les projets de vie adulte. Puis survient le grand âge et parfois le brusque abandon des activités professionnelles. Ce qui modifie intensément le projet de vie en âge avancé. Il est nécessaire qu’un projet de vie existe constamment quel que soit l’âge, pour maintenir de l’intérêt à l’existence. Sa perte est très dangereuse et porte à la dépression, parfois à la névrose. C’est pourquoi, il est recommandé aux anciens de gérer un projet de vie adapté à leurs possibilités physiques et intellectuelles. C’est lorsqu’il y a excès ou insuffisance de ce projet de vie que la santé peut vaciller. C’est à chacun de promouvoir ce qui l’intéresse mais il est fondamental que le projet soit positif. En vieillissant, les mauvaises sensations de la vie s’amplifient parfois, instaurant ainsi une sensation de solitude. C’est une impression qui génère de la toxémie et donc des risques de crises de santé. Un projet de vie comportant de l’action s’oppose à cette sensation de vide qui représente une approche de la disparition. La sérénité doit demeurer, même face aux aléas de la vie. Ce sera la meilleure manière de créer le « bien vieillir ».

Pratiquez les combinaisons alimentaires

1. Introduction

Toute pratique alimentaire nouvelle paraît délicate à mettre en place. Cela provient des habitudes alimentaires acquises. Cependant la recherche de la simplification de l’alimentation par une bonne pratique des combinaisons alimentaires s’avère gratifiante pour l’obtention d’une meilleure santé. Améliorer sa digestion en simplifiant le travail compliqué de la digestion des repas complexes semble être une bonne démarche, en diminuant fermentations et putréfactions intestinales. Notons que pour aborder les bonnes combinaisons alimentaires, il nous faut reconnaître nos principaux nutriments : glucides, protides, lipides, sels minéraux, vitamines, fibres, etc … Cette connaissance sera la source d’une bonne santé digestive notamment.

Consommer des repas complexes revient à risquer d’engendrer des putréfactions intestinales qui s’opposeront à l’assimilation correcte des nutriments digérés. Il apparaît stupide de consommer de la nourriture pour la détruire intestinalement. Ces déchets alimentaires ne peuvent aucunement nutrir correctement un organisme. Pratiquer les bonnes combinaisons alimentaires apparaît comme une nécessité judicieuse pour se nourrir sans excès et sans carences. Il s’agit tout d’abord d’expérimenter ce nouveau système alimentaire. Le résultat sera surprenant et réconfortant, surtout pour les personnes qui souffrent malencontreusement de divers troubles digestifs. Abordons donc l’ensemble des données scientifiques qui permettent la pratique des combinaisons alimentaires.

Les principes fondamentaux qui régissent l’alimentation moderne se sont élaborés progressivement au cours de l’avant-dernier siècle. En 1885, Rubner introduit la possibilité de connaître la valeur calorique des aliments. On considéra alors que les aliments étaient interchangeables dans la ration alimentaire si leur combustion théorique développait une puissance énergétique identique. C’étaient l’époque où les ouvrages, ainsi que les menus de certains restaurants, indiquaient la valeur calorique de chaque plat ; cela aboutit à une consommation abusive d’aliments concentrés.

Mais, presque simultanément naquit la tendance alimentaire naturiste qui recherche des aliments entiers, non concentrés, consommés souvent sous forme crue. Cette tendance naturiste fut confortée par des découvertes scientifiques, telle que celle de Bunge qui montrait que les substances minérales étaient mieux utilisables sous forme organique, existant naturellement dans les fruits et légumes entiers et crus.

Puis ce fut la découverte du rôle primordial de ces catalyseurs que sont les corps « accessoires » que Funk, au début du siècle précédent, appela vitamines. Ces découvertes contribuèrent au recul de la théorie calorique pure, tout en valorisant la conception naturiste. Au fur et à mesure que ce précédent siècle se déroulait, furent alors découvertes des différences fondamentales, tant dans la nature que dans le rôle des divers aliments. On définit ainsi les équilibres énergétiques, constructifs et fonctionnels de l’organisme. Ces principes qui forment la base de l’alimentation moderne, introduisent le concept d’équilibre alimentaire. Ils débouchent sur l’exigence de repas à rations équilibrées et complètes en apport de nutriments qualifiés d’hétérogènes.

L’hétérogénéité provient de la réunion d’aliments, dont la seule raison d’être assemblés, est qu’ils forment un ensemble mathématiquement complet en nutriments indispensables. Mathématiquement, mais pas toujours physiologiquement, car ces calculs de complémentarités nutritionnelles ne tiennent pas suffisamment compte des lois biologiques concernant la digestion des divers aliments. Ces régimes hétérogènes sont les plus répandus.


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jeudi, 10 février 2011

Les associations alimentaires compatibles

Ce livre nous montre comment mettre en pratique, de manière efficace, l’hygiène vitale et la manière d’éviter une pollution insidieuse de notre organisme par une surveillance adéquate de nos aliments :
1. En choisissant les aliments spécifiques à l’homme.
2. En associant nos aliments pour faciliter la digestion et obtenir une meilleure assimilation.
3. En modulant notre alimentation pour nous sentir dans la meilleure forme possible.
4. En adoptant un comportement alimentaire équilibré.

Toutes ces questions sont traitées ici de façon claire et explicite, nous apportant ainsi une aide précieuse et précise dans ce domaine, l’ensemble se trouvant complété par un tableau sur les associations alimentaires, imprimé sur un feuillet détaché et dans un format très agréable à utiliser.

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vendredi, 26 novembre 2010

lettre n°121: la bonne digestion

1. Les putréfactions intestinales

C’est un fait courant que dans la consommation de repas complexes, des putréfactions intestinales soient observées, notamment dans le gros intestin.
Mais cela ne permet pas de conclure que la digestion humaine doit se réaliser de cette manière.
Cette putréfaction est nuisible et génère des produits dangereux : phénol, scatol, indol, acide phénylpropionique, sulfite d’hydrogène, etc. Ces déchets, s’ils sont réabsorbés, augmentent la toxémie cellulaire interne, alourdissant le travail des organes excréteurs pour les neutraliser, puis les évacuer. Il serait opportun de réfléchir à la réduction (voir de la suppression) de ces putréfactions intestinales, en respectant d’entrée de jeu des digestions buccale et stomacale, en bonnes associations alimentaires. Certes, la suralimentation constante joue aussi un rôle important dans cette impossibilité qui est celle du tube digestif de maîtriser une quantité excessive de nourriture. Manger modérément et convenablement apparaît comme une première nécessité pour assurer une bonne digestion. Il faut se rappeler que les situations excessives, physiquement ou émotionnellement, contribuent au ralentissement de la digestion. Les mauvaises digestions chroniques génèrent une mauvaise santé rendant les personnes affaiblies puis malades. Non, les gaz putrides, les selles anormales liquides ou dures, les troubles du côlon, les hémorroïdes, etc. ne représentent pas des situations correctes. Nous devons essayer de nous en écarter par l’obtention d’une meilleure digestion.

2. La digestion normale

Seuls les nutriments nécessaires à la vie cellulaire devraient parvenir dans le milieu intérieur composé du sang et de la lymphe. Ainsi les glucides doivent être digérés pour fournir les sucres simples glucose, lévulose. Les protéines sont dans la nécessité d’apporter les acides aminés indispensables. Les lipides, après digestion, se transforment en glycérol et acides gras. Les sels minéraux organiques ne doivent pas être modifiés sous peine d’être inefficaces. Les vitamines, parfois si fragiles, ne peuvent être détruites sans risque de carences préjudiciables. Ainsi la nécessité d’une meilleure digestion apparaît incontestable. La fonction de l’appareil digestif est de fournir à l’organisme des nutriments corrects et non des poisons qui accroîtraient la toxémie cellulaire. Mais qui donc, à la réflexion, achèterait des aliments de la meilleure qualité biologique pour les transformer malencontreusement en produits dangereux pour la santé. Outre la perte d’argent évidente pour de tels achats, il y a complète inconscience ou méconnaissance pour agir sans respecter les possibilités digestives. Calculer la ration calorique apportée par les aliments consommés correspond à une démarche cohérente. Mais si cette ration calorique n’aboutit que partiellement au bout du parcours digestif, il y a une approximation évidente dans la programmation d’une telle alimentation. Pour bien nourrir un organisme les aliments doivent être bien digérés et non pas pourrir dans le tube digestif transformé en poubelle nauséabonde. Les produits toxiques générés par une digestion anormale sont transformés par les reins puis évacués par l’urine. Il est donc possible en analysant celle-ci de définir la mauvaise qualité digestive, ce qui inciterait à modifier la manière d’apporter les aliments. Certains pensent que l’organisme s’adapte à cette situation anormale d’empoisonnement permanent. Certes, c’est justement parce que l’organisme est capable de le faire pendant une longue période que la plupart des personnes persévèrent pour manger d’une manière complexe. Mais c’est là une façon de fatiguer constamment les reins par un travail inutile qui vient se surajouter à celui d’excréter les déchets provenant normalement du métabolisme. Nous y voyons une cause probable du vieillissement précoce de l’individu. Ainsi, arrivé vers la cinquantaine ou parfois avant, des signes de digestions difficiles surviennent. Il est alors temps de réagir vivement. Mais par méconnaissance, et pire parce que la diététique moderne prône une alimentation complexe, les personnes touchées se retourneront vers les médicaments pour calmer leurs maux intestinaux et particulièrement les brûlures stomacales. Et pourtant des avertissements sont donnés préalablement, tels les gaz dans l’abdomen, la mauvaise haleine persistante, l’odeur nauséabonde des selles et des gaz qui s’échappent. Tous ces effets indiquent qu’il est urgent de simplifier les apports alimentaires. La mauvaise digestion devenue habituelle ne peut pas être considérée comme « normale » parce qu’elle est généralisée. Il y a des situations où le bon sens devrait fonctionner, tel est le cas de la suralimentation, c’est-à-dire manger bien plus que notre capacité enzymatique pourrait transformer de nourriture. Il est temps de diminuer ces apports, même en repas complexes. Il existe des circonstances où il n’est pas conseillé de s’alimenter. Ainsi en est-il lorsque l’on mange en situation de fatigue. De même des situations difficiles peuvent modifier la qualité de la digestion. En état de température corporelle, de situations inflammatoires ou de troubles psychologiques (peur, colère, tristesse), la digestion sera malaisée. D’ailleurs souvent dans ces circonstances, la véritable faim s’amenuise. Respectons ces situations en allégeant les prises alimentaires. Certaines habitudes alimentaires comme l’utilisation de boissons alcoolisées, de produits vinaigres, modifient la qualité des sucs digestifs. Il faut savoir être modéré dans leur consommation pour éviter des digestions difficiles, particulièrement chez les sujets sensibles. D’une manière générale le bien-être devrait être la base fondamentale de la qualité de vie. A l’inverse tous les troubles digestifs anormaux indiquent la pratique d’une mauvaise hygiène de vie, notamment sur le plan alimentaire. La digestion normale s’effectue simplement dans le silence des organes et le bonheur de vivre.

Désiré Mérien

octobre 2010

jeudi, 27 mai 2010

lettre n° 120

nutrition alternative la pensée unique sévit aussi en matière de nutrition les "officiels" prônent le choix de l'alimentation omnivore et, en dehors de celle-ci point de salut

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lundi, 12 avril 2010

nouveautés avril 2010

1. diffusion du dossier :

« le poids écologique »

Ce nouveau dossier rédigé par Désiré Mérien est annoncé sur le blog Il comporte 16 pages, 130 Ko, prix 4,50 € (papier), prix numérique 2 € et est en vente : - sur la librairie nature et vie papier : bulletin de commande sur demande : courrier ou internet - sur la librairie nature et vie numérique : fichier numérique expédié sur internet. Possibilité d’accès direct sur www.nature-et-vie.fr, rubrique librairie numérique, puis dossier, achat possible par panier : commander la version intégrale

2. diffusion du livre :

« et si manger bio ne suffisait pas »

nouveau livre écrit par Monique Poupart 160 pages, prix 15 €, port 3 € total franco 18 € vente sur la librairie nature et vie papier en ouvrages recommandés.

3. diffusion du CD

« l’alimentation spécifique humaine »

oeuvre de Roger Le Madec, prix 17 € vente sur la librairie nature et vie papier en documents recommandés

vendredi, 9 avril 2010

le poids écologique

l'addiction alimentaire : le problème de surpoids est fréquent dans les sociétés occidentales. l'obésité est souvent liée à l'addiction alimentaire. Celle-ci provient de multiples facteurs.

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lundi, 7 décembre 2009

L’identité personnelle

Les médias nous annoncent constamment le débat sur l’identité nationale. Les débatteurs s’accordent que « les valeurs humanistes » sont la base de cette conception. Ce sont elles qui permettent de vivre ensemble. Les « conventionnels » martèlent que le système de « sécurité sociale » représente un pilier de cette identité, car il s’agit de mutualiser les ressources de la collectivité nationale pour garantir à tous un libre et égal accès aux soins et à la santé. Le problème est de s’interroger sur quels « soins » et quelle « santé » ? Ceci est sans équivoque pour les conventionnels qui ont pensé et mis en place des pratiques où l’individu est considéré comme une cornue dans laquelle ont peut déverser impunément de nombreux produits chimiques. Pour les alternatifs, ce même individu fait partie d’un tout vital dont il faut tenir compte en lui proposant un mode de vie qui va renforcer sa vitalité, donc sa santé. Au moment où une frénésie s’empare de la pratique conventionnelle pour imposer la vaccination « contre » la grippe A H1 N1, il faudrait, aussi, se poser la question de pouvoir estimer le « terrain naturel » qui assure notre résistance à cette pandémie. Protection « artificielle » contre résistance « naturelle », tel est le choix qui s’impose à chacun. A l’identité nationale globaliste, il faudrait opposer l’identité personnelle vitale. A chacun son choix.

samedi, 5 décembre 2009

Energie et apprentissage

1. La réactivation des connaissances

Chaque fois que nous abordons une nouvelle situation d’apprentissage – et l’actualité nous en procure constamment – le rappel des connaissances préalablement acquises s’avère crucial pour réussir. C’est pourquoi il est primordial de pratiquer la réactivation de ses connaissances pour favoriser les diverses connexions mentales qui vont intervenir pour réussir le nouvel apprentissage. En mobilisant constamment son cerveau, la compréhension s’opère mieux et les nouvelles données sont reçues plus vite et avec plus d’efficacité. Ainsi la réactivation permanente de nos connaissances évite une perte d’énergie vitale par le mental. En situation inverse, on se trouve dans un processus négatif qui évolue en spirale : on ressent un découragement et on se persuade d’être incapable d’apprendre quoi que ce soit. C’est comme une perception que ce que l’on a appris est oublié. Il s’ensuit qu’à chaque fois que l’on aborde un sujet nouveau, on se sent plus angoissé. C’est la raison pour laquelle si peu de personnes retrouvent des manuels d’enseignement après avoir quitté leur phase scolaire. L’absence de réactivation des connaissances nuit également à la qualité de la mémoire. En effet, chaque nouvel élément d’information doit être maitrisé pour favoriser les nouvelles associations mnémoniques. Le mécanisme de la mémoire fonctionne grâce à des processus de liaison et d’association. Plus il y a d’éléments dans la réserve mnémonique, plus les nouveaux éléments ont des chances d’être enregistrés et reliés aux autres. La réactivation permanente des connaissances est fondamentale. Plus l’individu entretient la masse de son savoir, plus il sera en mesure d’absorber et de manipuler de nouvelles connaissances. Ainsi l’énergie dépensée dans les apprentissages sera moindre, ce qui en définitive favorisera la qualité de la santé.

2. Les capacités intellectuelles et l’âge

L’idée, majoritairement répandue, est que les capacités intellectuelles baissent avec l’âge. Cela provient du fait que la réactivation des connaissances n’est plus réalisée efficacement. Ainsi, on accepte que les capacités intellectuelles déclinent après avoir atteint un sommet entre 18 et 25 ans. Cependant la baisse de la mémorisation sur toute une vie est lente. Elle est estimée seulement à 10 %. Ainsi un cerveau, correctement entraîné fonctionnant dans un corps en bonne santé, est capable de conserver longtemps les capacités intellectuelles en entrant en situation d’âge avancé. Plus cette capacité sera efficiente et moindre sera l’énergie nécessaire aux nouveaux apprentissages. En conséquence pour vivre en bonne santé, il faut bien entretenir le corps et aussi le cerveau.

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