telecharger le document

Télécharger le catalogue papier


telecharger le document

Télécharger le catalogue numérique



0 article(s)

Votre panier est vide




> Visitez le
blog de Nature et Vie


> Visitez le
Portail de lecture hygiéniste


> Visitez le
Portrait de Désiré MERIEN


LA TOXEMIE : perturbatrice de la qualité du terrain

I. Manifestation de la vie

La vie se manifeste au niveau des cellules, composant les tissus des différents organes du corps humain.
Formées d’une masse le cytoplasme entourant un noyau et limitées par une membrane extérieure, les cellules sont variables dans leurs formes et leurs dimensions.
L’homme est un métazoaire ou pluricellulaire dont le nombre des cellules est évalué à 100 milliards de milliards.
Ces diverses cellules proviennent d’un même œuf originel par différenciation cellulaire, sous l’effet de la force vitale générée à la fécondation et qui perdurera jusqu’à la mort.
Le modèle de la vie cellulaire s’observe sur la paramécie, animal unicellulaire ou protozoaire.
Elle absorbe des aliments végétaux qui sont digérés puis utilisés pour maintenir sa vie et sa reproduction.
Dans le même temps elle respire en puisant de l’oxygène (dissous dans l’eau).
C’est la conjugaison des nutriments digérés et de l’oxygène qui crée l’énergie nécessaire à la vie.
En retour de cette utilisation apparaissent des déchets qui constituent la toxémie cellulaire.
Pour la paramécie les déchets sont évacués dans le milieu liquide environnant.
Pour l’homme, bien peu de ses nombreuses cellules sont en contact avec le milieu extérieur. Ce sont les liquides internes circulants (sang et lymphe) qui constituent le milieu environnant des cellules humaines. Leur rôle est d’apporter aux cellules nutriments et oxygène, puis d’évacuer les déchets résultant de leur utilisation.

II. La vie cellulaire humaine

1. la respiration des cellules

Certaines cellules de la peau en contact avec l’air extérieur ont une respiration directe ; c’est-à-dire que les échanges gazeux d’oxygène et de dioxyde de carbone ou gaz carbonique se font entre l’air et le sang des capillaires de la peau. Cette respiration est insuffisante à maintenir en vie l’ensemble des cellules du corps humain.
La respiration des cellules humaines s’effectue grâce à un relais constitué par le sang dont le plasma, et surtout l’hémoglobine des globules rouges, ont la propriété de prendre en charge l’oxygène au niveau pulmonaire, de le libérer au niveau des cellules, d’y reprendre le dioxyde de carbone, et de le restituer à l’air libre au niveau des poumons.
Le phénomène de la respiration, qui est d’abord une combustion au niveau cellulaire du carbone apporté par les aliments, est en fait un phénomène complexe mettant en jeu des diastases cellulaires et une partie de la substance vivante elle-même.
Cette respiration cellulaire est essentielle pour le maintien de la température constante du corps humain. Son arrêt prolongé de quelques minutes seulement peut entraîner la mort.
Le phénomène respiratoire est un acte vital. Outre les connaissances enseignées en physiologie, il est probable qu’il est l’un des moyens de véhiculer en nous cette énergie vitale qui nous est indispensables pour vivre.

2. lÂ’alimentation cellulaire

LÂ’alimentation cellulaire humaine se fait Ă©galement en utilisant des relais. CÂ’est encore le sang et la lymphe qui y contribuent.
Le réseau sanguin prend en charge des éléments du chyle au niveau intestinal : glucose, éléments azotés, sels minéraux qui, après passage par le foie, entrent dans la circulation sanguine générale. Les aliments gras empruntent les vaisseaux chylifères, mais retournent eux aussi à la circulation sanguine générale. Au niveau des capillaires, le plasma sanguin transsude et devient de la lymphe qui est le liquide nutritif de toutes les cellules.
Ainsi, l’alimentation cellulaire est-elle assurée, et l’importance de la circulation sanguine y est considérable : une grande part de l’énergie vitale dont nous disposons est utilisée pour cet approvisionnement des cellules. Bien entendu, l’assimilation de ces aliments quand elle est correctement réalisée, apportera un surcroît d’énergie, qui permettra le maintien de la vie cellulaire.

3. le métabolisme cellulaire

Ainsi, la digestion alimentaire, la respiration pulmonaire, la circulation sanguine sont des fonctions qui ravitaillent les cellules de l’organisme en aliments proprement dits et en oxygène. Le sang, puis la lymphe, jouent le rôle de transporteurs.
Glucose, graisses, aliments azotés, sels minéraux, etc. sont à tout instant décomposés dans les cellules en substances plus simples ou, avec une partie même de la substance vivante, complètement oxydés grâce à l’oxygène apporté par le sang.
Ces processus de décomposition, d’assimilation, et d’oxydation utilisent et fournissent de l’énergie, dont une certaine forme apparaît en chaleur et travail musculaire.
D’autre part, avec les nouveaux produits élaborés au niveau des cellules, celles-ci construisent de la nouvelle substance vivante. Elles réparent leur usure. La cellule jeune s’accroît et se divise. L’homme assure ainsi sa croissance jusqu’à dix-huit ou vingt ans.
Des glandes hormonales jouent un rôle important dans le métabolisme cellulaire. La croissance cellulaire est soumise à l’action de certaines glandes ; ainsi les glandes à sécrétion interne – l’hypophyse, la thyroïde, les parathyroïdes, le thymus – agissent sur la croissance des os. L’ablation des parathyroïdes est mortelle : leur hyperfonctionnement produit une décalcification des os.
Les sécrétions de ces glandes, comme l’assimilation et la transformation des aliments, se font d’autant mieux que les autres fonctions de l’organisme sont effectuées convenablement.

4. l’excrétion cellulaire

Les transformations et réactions complexes qui se produisent au niveau de chaque cellule engendrent des produits nuisibles, qu’il est nécessaire d’éliminer.
Des organes joueront le rôle de relais pour rejeter ces toxines provenant du fonctionnement normal des cellules, vers l’extérieur du corps humain.
C’est encore la lymphe baignant les cellules qui reprendra directement leurs déchets et par des capillaires lymphatiques, puis veines lymphatiques, les conduira au circuit sanguin.
Celui-ci drainera ces toxines internes vers les organes excréteurs. Au contact direct de la peau les glandes sudoripares excrètent, par les pores, de la sueur, sorte d’urine diluée. Les reins comportent des tubes urinifères qui sont de véritables filtres qui retirent du sang l’urine. Celle-ci contient de l’eau, de l’urée, de l’acide urique, des sels minéraux (dont le chlorure de sodium), un pigment jaune provenant des pigments biliaires, etc.
Le foie, en produisant de la bile, élimine de l’eau, des sels biliaires provenant de la décomposition de substances azotées, des pigments biliaires venant de l’hémoglobine des globules rouges détruits, et d’autres produits de la vie cellulaire.
La sueur, l’urine, la bile sont des corps très toxiques dont le corps doit se débarrasser très rapidement sous peine de dépérir. Les poumons éliminent l’eau, le dioxyde de carbone, ainsi que des corps volatils (alcool). Ils arrêtent et transforment certains poisons qui ont pu être déversés dans la circulation sanguine.
D’autres organes peuvent également aider la fonction d’excrétion : la peau par exemple par sa respiration cutanée, sa desquamation de l’épiderme (pellicules), sa glande sébacée sécrétant le sébum ; mais aussi les ganglions lymphatiques qui concentrent les globules blancs, fossoyeurs de l’organisme. D’autres glandes, à sécrétion externe, contribuent à cette excrétion des toxines internes : les glandes salivaires notamment, ainsi que les glandes digestives, mais aussi les glandes à mucus, qui tapissent les voies respiratoires et notamment la trachée artère. Enfin, les parois même du tube digestif peuvent être le siège d’émission de mucus éliminateur de toxines notamment durant le jeûne.

III. La toxémie

Ainsi, la vie de l’organisme humain est-elle conditionnée par celle des nombreuses cellules qui le composent.
Le rôle de chaque cellule du corps est de continuer à accomplir pendant son propre cycle de vie, les fonctions pour lesquelles elle a été créée spécialement, à la condition expresse que son milieu de vie demeure favorable. L’intoxication du milieu de vie de la cellule constitue la TOXEMIE.
Pour les unicellulaires, la toxémie peut provenir de l’intoxication de leur milieu extérieur par diverses causes.
L’époque actuelle sensibilise l’opinion aux problèmes des diverses pollutions. De nombreux produits chimiques peuvent polluer le milieu environnant de la cellule qui de ce fait ralentit ses possibilités de vie, quand il ne provoque pas sa mort : ceci constitue la toxémie d’origine externe ou toxémie exogène.
Une autre source d’intoxication de la cellule et de son milieu environnant provient des produits excrétés par la cellule elle-même, en tant que déchets provenant du fonctionnement normal de son métabolisme : c’est la toxémie d’origine interne ou toxémie endogène.
Pour que la vie de l’unicellulaire puisse se maintenir, il est évident que la toxémie externe doit être réduite au minimum, sinon éliminée entièrement, notamment par un changement complet du milieu environnant.
Mais, il est important également que la toxémie interne soit neutralisée par la faculté que possède la cellule d’évacuer les déchets du métabolisme dans le milieu environnant, puis par le nécessaire renouvellement de ce milieu.
Au niveau du système cellulaire complexe de l’organisme humain, ce schéma de la toxémie reste valable.
Tout ce qui provoque une intoxication d’origine externe contribue à augmenter pour l’homme la toxémie exogène. On peut noter :
- les diverses pollutions actuelles,
- les produits non spécifiques aux besoins humains comme le tabac, les drogues diverses, etc.
- les aliments absorbés en mauvaises associations alimentaires, source de putréfactions intestinales toxiques.
Cette simple énumération n’est pas exhaustive. D’autres causes, telles les sécrétions microbiennes, viennent également accroître cette toxémie exogène.
Le meilleur moyen de remédier à cette toxémie d’origine externe, est de rechercher, puis de faire cesser, toutes les sources extérieures d’intoxication.
Ainsi, par exemple, sera recherchée l’alimentation de qualité biologique, indemne, si possible de toute irradiation par rayonnements ionisants.
Les produits inutiles et dangereux seront supprimés. Il y aura intérêt à diminuer les ptomaïnes ingérées en même temps que les aliments carnés.
L’apprentissage de repas composés en respectant des associations alimentaires physiologiquement compatibles diminuera les possibilités de putréfaction intestinale.
Il faut essayer de vivre dans des conditions d’hygiène favorables à l’épanouissement de la vie : oxygène, température, humidité, etc.
La toxémie d’origine externe doit être supprimée par des choix personnels.
La toxémie interne de l’organisme humain est liée à la complexité de l’ensemble de la vie cellulaire. Il est important de saisir que cette toxémie interne dépend de la vie même des cellules. Elle naît au niveau de la cellule en permanence et gagne peu à peu l’ensemble du corps entier par la lymphe et le sang.
Répétons que c’est tout d’abord au niveau cellulaire que se situe le premier stade de la toxémie interne. Celle-ci existe au niveau cellulaire, normalement, comme le résultat de la vie qui s’y déroule. Son importance est liée aux possibilités que possède ou non la cellule de déverser ses toxines dans la lymphe et le sang.
Cela dépendra aussi de la capacité d’absorption de ces toxines par la lymphe et le sang. Et cette prise en charge par le courant sanguin sera elle-même tributaire des possibilités de transformation et d’excrétion des toxines par l’ensemble des organes qui constituent le système d’excrétion de l’organisme tout entier. De même, le fonctionnement de ces organes sera favorisé par celui des autres systèmes et appareils de l’organisme : respiratoire, circulatoire, nerveux, musculaire, squelettique, etc.
Ainsi, la toxémie interne d’origine cellulaire provient-elle du fonctionnement inadéquat de l’organisme tout entier.
La toxémie, qu’elle soit d’origine externe ou interne, est constituée par la présence de toxines, substances diverses incompatibles avec l’état de santé, dans les cellules, la lymphe, le sang, les tissus, organes, et toutes parties du corps ayant une vie active.
La toxémie devient insupportable à l’organisme quand son accumulation dépasse le niveau de tolérance.
Le niveau de tolérance des toxines dans l’ensemble de l’organisme est variable selon les individus.
Il dépend de la diathèse (ou prédisposition) de chaque individu. Chaque organisme naît avec un certain capital héréditaire qui fera qu’il acceptera ou pas tel niveau de toxémie en lui : c’est une caractéristique de chaque corps.
Un autre facteur très important dont dépend le niveau de toxémie de l’organisme est la force vitale dont dispose l’individu à chaque moment de sa vie.
Dans la vie courante, le corps est toujours en situation toxémique, même si l’apport toxémique d’origine externe est inexistant.
En effet, du fait même de la vie et du déroulement du métabolisme cellulaire, des toxines provenant de l’utilisation des matières nutritives se forment constamment.
Ces toxines, en quantité acceptable par l’organisme, sont naturelles et provoquent une stimulation nécessaire à la vie. C’est l’excès de ces toxines qui place les cellules dans l’impossibilité d’accomplir leurs différentes fonctions vitales provoquant par là-même la déchéance physique.
Il importe donc de comprendre que le drainage des toxines – pour maintenir la toxémie à un seuil supportable – est une activité indispensable au maintien de la vie. Elle est probablement la plus importante car, si elle n’est pas rapidement satisfaite, la mort peut survenir.
L’élimination des toxines est réalisée par les processus de désintoxication qui neutralisent les toxines, les processus d’excrétion et les actions de vidage (intestins, vessie).
L’élimination des toxines procède de l’instinct de conservation : c’est une impulsion vitale qui est provoquée par la force vitale dont dispose tout être vivant.
Le niveau toxémique de l’organisme peut s’élever lorsque l’un quelconque des organes excréteurs n’accomplit plus parfaitement son travail dans la chaîne des activités destinées à favoriser l’élimination des toxines. Il se produit alors – pour le maintien de l’organisme en vie – une compensation physiologique, qui fait prendre en charge par un autre organe ou groupe d’organes, les toxines non détruites. Cette compensation est indispensable, tant que l’organe défectueux n’a pas eu la possibilité de rénover en lui-même les cellules lésées ou tant que des organes et des systèmes nécessaires au bon fonctionnement de l’organe excréteur sont défectueux.
Ainsi, la destruction de quelques cellules des reins peut être compensée par la création de nouvelles cellules rénales. Mais si un rein est retiré par une opération chirurgicale, le rein qui subsiste doit développer ses activités pour compenser la perte du rein enlevé.
Il en est de même lorsque l’un des poumons est enlevé à un individu.
Très souvent, l’élimination toxinique est reprise par des relais tels que la peau, les muqueuses intestinales ou les voies respiratoires.
L’essentiel est que la toxémie du corps soit maintenue à un niveau compatible avec la possibilité de vivre.
Lorsque des toxines (y compris les sécrétions microbiennes) sont introduites dans le corps ou élaborées naturellement par le métabolisme cellulaire, une élimination se produit, toujours de manière sélective. Les toxines les plus dangereuses sont rejetées immédiatement ou annihilées par placement en tissus graisseux (D.D.T), de manière à ce que l’équilibre vital de l’organisme ne soit pas mis en danger par une brusque élévation de sa toxémie.
La toxémie existe donc en permanence dans l’organisme humain. La qualité de vie de chaque être dépendra invariablement et essentiellement du niveau toxémique le plus bas possible qu’il lui est possible d’acquérir.
Il est important de comprendre l’ensemble de la vie cellulaire de l’organisme, ainsi que le phénomène de la toxémie pour appréhender une explication de l’état de santé ou celui de maladie.
Ces états ne sont en effet que des situations momentanées de la vie et celle-ci ne peut exister que dans une pureté cellulaire suffisante.
Le niveau de la toxémie qui existe chez chaque individu conditionne la qualité de sa santé ou son état pathologique.
Maintenir le taux de la toxémie au niveau le plus bas est la meilleure manière d’accéder à une bonne santé.

IV. Nature de la toxémie

Depuis notre naissance, la qualité de notre santé est en continuelle modification. Elle dépend de différentes fonctions : respiratoire, alimentaire, circulatoire, excrétrice, auxquelles s’ajoutent différents besoins en activité physique, intellectuelle et en repos diurne et nocturne (le sommeil).
On comprendra que la résultante santé ou maladie puisse naître, perdurer, se défaire, revenir au gré des équilibres ou déséquilibres générés au cours de l’existence.
L’un des déséquilibres les plus pernicieux consiste justement à créer plus d’acide dans l’organisme, induisant ainsi une toxémie perturbante.
Aussi bien l’alimentation qui apporte trop de produits acidifiants, que le mode de vie stressant généralement enduré, sont à la source de cet excès d’acide.
Une trop petite minorité de gens à la vitalité robuste détruit cet excès d’acide, mais la plupart des personnes n’y parviennent pas, atteignant alors l’état d’acidose critique, générateur de troubles de santé.
Il existe de nombreux troubles du métabolisme qui génèrent un excès d’acides.
Ces digestions insatisfaisantes engendrent de nombreux troubles, dont on est loin dÂ’attribuer la cause Ă  cette acidose accrue.
L’organisme crée ainsi une toxémie acide qui passe souvent inaperçue jusqu’à l’apparition des troubles.
L’organisme épuise ses minéraux pour lutter contre cet état d’acidose.
C’est principalement au niveau cellulaire que s’élaborent les déchets de l’organisme. Lorsque ces toxines, de nature acide, existent en quantité acceptable, elles génèrent une stimulation favorable au déroulement de la vie. C’est l’excès de ces toxines qui place les cellules dans l’impossibilité d’accomplir leurs différentes fonctions vitales.
Le métabolisme des protéines (viandes, poissons, fromages, œufs, etc…) génère de l’acide urique.
La digestion normale des amidons procure des sucres simples genre glucose, nutriment essentiel pour les équilibres calorique et énergétique de l’organisme. Mais le processus anormal de leur digestion, notamment lorsque l’approvisionnement des amidons se réalise en présence de protéines acides, génère des produits dangereux, notamment les acides oxalique et acétique.
La digestion normale des protéines apporte des acides aminés nécessaires à la croissance et la réparation des différents tissus de l’organisme. Le processus anormal de leur digestion induit particulièrement de l’acide phénylpropionique et de l’acide acétique.
La digestion normale des lipides se termine en glycérol et acides gras. Le processus anormal de leur digestion génère de l’acide phosphorique.
Enfin l’utilisation des sucres dans les cellules pour générer l’énergie nécessaire aux activités, crée des déchets : dioxyde de carbone et de l’eau, l’ensemble formant l’acide carbonique très préjudiciable à l’activité cellulaire.
La digestion des sucres induit de l’acide oxalique au cours du transit intestinal. Il apparaît également de l’acide lactique qui devra être neutralisé par les organes excréteurs, foie et reins.
Mais les acides peuvent également provenir de l’extérieur de l’organisme, ainsi le café contient un pourcentage élevé de purines qui engendrent l’acide urique néfaste pour les reins. Le thé apporte de l’acide tannique fort dangereux. Une boisson comme le coca-cola contient de l’acide phosphorique.
Les exemples précédents montrent que les corps acides existent dans l’organisme, soit qu’ils apparaissent au cours de la digestion, de l’assimilation ou de l’utilisation des aliments, soit qu’ils proviennent de l’extérieur.
Ces nombreux acides circulent de l’intérieur du sérum cellulaire aux liquides extérieurs aux cellules que sont la lymphe puis le sang. En définitive, ils baignent dans l’organisme tout entier, générant l’état d’acidose qui représente une toxémie néfaste à la vie cellulaire.

V. Réduction de la toxémie

1 .la pratique de la respiration efficace

Les combustions cellulaires des nutriments énergétiques génèrent du dioxyde de carbone et de l’eau dont l’ensemble forme l’acide carbonique.
Ce produit acide, s’il est mal évacué, contribue à créer l’état d’acidose sanguine, c’est pourquoi la pratique de la respiration efficace apparaît comme une mesure d’urgence pour la réduction de l’acidose.
La respiration est un acte vital pour l’homme. En effet, celui-ci ne peut demeurer plus de quelques minutes sans respirer. La respiration fœtale s’opérait par le cordon ombilical. C’est à la naissance que les poumons s’emplissent d’air pour la première fois.
La respiration correspond à une opération de combustion lente. Les oxydations respiratoires se réalisent au niveau cellulaire des tissus. Ce n’est pas réellement une oxydation simple et directe, mais en fait une succession de réactions complexes qui aboutissent à un résultat comparable à une oxydation. Les cellules absorbent de l’oxygène et rejettent du dioxyde de carbone et de l’eau. Au cours de cette opération, de l’énergie est libérée. Si l’excès alimentaire est toujours dommageable, par contre il y a moins de risque lors d’un apport important d’oxygène naturel mélangé à l’air. L’excès non utilisé sera rejeté sans aucun dommage. En réalité, les occidentaux sont plutôt sédentaires et de ce fait sous-oxygénés, ce qui induit une constante asphyxie cellulaire, source de nombreux troubles compensatoires. En comparant le volume d’air expiré à celui d’air inspiré, on constate que l’homme ne retient qu’une partie de l’oxygène de l’air inspiré et rejette l’autre partie.
Notons également que la température de l’air que nous rejetons est généralement comprise entre trente et trente-cinq degrés centigrade, quelle que soit la température extérieure.
Il existe une interaction entre oxygène et dioxyde de carbone pour favoriser leurs transports par l’intermédiaire du sang.
Les mouvements respiratoires habituels sont automatiques. L’amplitude et le rythme de ces mouvements peuvent être modifiés par la pratique d’exercices physiques.
Des centres respiratoires situés dans le bulbe rachidien régulent ces mouvements respiratoires.
Ainsi une activité physique intense possède la propriété d’enclencher subconsciemment une respiration plus intense.
La respiration normale se réalise par le nez dont la mission est, outre de réchauffer l’air inspiré, de nettoyer l’air qui pénètre dans les voies respiratoires. Mais lorsque la situation de « dette d’oxygène » devient importante – ce qui se réalise notamment au cours d’une course à pied – la demande d’air devient si impérieuse que nous éprouvons alors le besoin de happer un maximum d’air par la bouche ouverte. Cette entrée de l’air par la bouche représente une réponse exceptionnelle et momentanée. Mais nous sentons bien qu’elle est nécessaire car la respiration nasale seule, engendre alors une sensation d’étouffement.
Si l’effort physique se ralentit, le besoin en oxygène régresse, l’inspiration de l’air s’effectue à nouveau par le nez. Mais s’il y a encore un retard au rejet de l’acide carbonique – ce qui est le cas après l’arrêt immédiat de la course à pied – l’expiration perdure par la bouche.
En conclusion, la pratique de la respiration efficace apparaît comme l’une des mesures d’urgence pour réduire l’état d’acidose constituant la toxémie.
Il est donc vivement conseillé de pratiquer quotidiennement des exercices de respiration complète.
Des résultats spectaculaires sont observés dans la réduction de l’acidose en adoptant une respiration efficace.

2 .l’élimination toxinique au cours du jeûne

Le jeûne favorise le repos des organes digestifs qui sont trop souvent soumis à un surmenage dû à la surnutrition : surtout dans les pays industrialisés. D’autres organes liés à la distribution et à l’assimilation des nutriments (cœur, poumons, glandes etc.) sont eux aussi ralentis dans leurs activités. Par suite, de nombreux organes du corps (dont les muscles) se mettent à vivre au ralenti. Le jeûne représente une période de repos physiologique. Seuls les organes associés à l’élimination des toxines accroissent leur activité.
Cette phase de réduction importante d’activité des organes – exceptée celle de l’élimination des toxines – est liée à une réduction notable du métabolisme.
Dans l’organisme, il y a continuellement un retard dans l’élimination des déchets cellulaires. Le jeûne permet à la fonction éliminatrice de combler ce retard, plus ou moins important suivant les individus.
L’accélération de ce flux d’élimination des toxines doit être réalisée avec précaution
en réduisant progressivement le métabolisme. Ceci est réalisable par la méthode des paliers alimentaires.
En début de jeûne l’élimination cellulaire s’accroît. L’élimination des déchets cellulaires concerne les toxines créées par la cellule, mais aussi les accumulations diverses opérées dans l’organisme préalablement au jeûne. Ainsi disparaissent nombre d’anomalies corporelles : graisses excédentaires, épanchement, infiltrations et enflures diverses, dépôts minéraux. Le corps se libère des corps nuisibles intégrés dans ses tissus. Seul le jeûne est capable de mener à bien un tel nettoyage général de l’organisme.
Au cours du jeûne les déchets et dépôts inutiles sont éliminés
La fonction excrétrice joue pleinement son rôle et on constate que non seulement les produits excrétés s’accroissent en quantité, mais que leur nature même est transformée pour favoriser l’évacuation des déchets de l’organisme.
La bile, produit d’excrétion du foie, est produite en quantités accrues notamment au cours de la première période de jeûne.
La bile contribue à la digestion des graisses, mais en jeûne elle se concentre en produits toxiques. Cette bile excrétée au cours du jeûne vient assainir le contenu intestinal.
En début de jeûne, l’urine prend une teinte sombre et sa densité s’accroît. Elle devient acide et comporte beaucoup d’urée, de pigments biliaires et des phosphates. Son odeur devient désagréable et forte. Puis cette odeur disparaît peu à peu et sa clarté réapparaît. De même sa densité décroît.
L’haleine devient fétide et de nombreux corps volatils sont évacués. Le retour à une haleine pure constitue, en particulier, l’un des signes de la fin normale d’un jeûne.
Le jeûne augmente l’élimination des toxines par l’excrétion de la sueur.
Au cours du jeûne, on assiste à un accroissement d’évacuation du mucus. L’évacuation du mucus est très importante au niveau intestinal, mais elle s’observe également au niveau des muqueuses respiratoires où il se produit des expectorations au niveau des fosses nasales et des bronches.
Le rejet du mucus sÂ’observe encore au niveau de lÂ’estomac et des muqueuses des organes sexuels.
LÂ’Ă©vacuation de mucus sÂ’accompagne aussi de lÂ’Ă©mission de mauvaises odeurs.
L’élimination des toxines au cours du jeûne représente le facteur primordial de régénération de l’organisme. Ce nettoyage ne se fait pas d’une manière désordonnée. Le subconscient programme cette élimination.
La règle d’or consiste à induire cette élimination des toxines à un niveau satisfaisant pour rénover la santé.

3 .lÂ’Ă©quilibre acido-basique satisfaisant

L’équilibre acido-basique ne peut que faiblement varier. Il existe des mécanismes régulateurs qui tendent à maintenir vers l’équilibre la valeur constante du pH sanguin. Nous devons contribuer par un mode de vie sain et une alimentation adéquate à éviter que ces mécanismes ne soient continuellement sollicités et parfois éprouvés excessivement.
La plus grande part des acides qui tendent à faire baisser ce pH d’équilibre est produite par nos activités mentales et physiques. Et celles-ci sont particulièrement accentuées par le mode de vie accéléré du monde industrialisé.
Aussi le choix d’un mode de vie comprenant des périodes de relaxation et de détente contribue grandement à équilibrer notre équilibre acido-basique.
Cette tendance vers l’acidose est également accentuée par le mode alimentaire des pays industrialisés, dans lesquels de nombreux aliments à tendance acidifiante sont consommés (viande, céréales, excès de graisses, condiments, alcools, alcaloïdes), surtout dans les classes pauvres.
Les plus riches rééquilibrent leur alimentation par un large apport de légumes et de fruits.
L’alimentation végétarienne qui propose une bonne ration de légumes et fruits convient pour compenser cette tendance à l’acidose.
Les personnes qui possèdent une faible vitalité devront être prudentes vis-à-vis de la quantité de fruits acides ingérés, même si ceux-ci ont finalement une réaction alcalinisante.
Il faut rappeler la part importante que représente la respiration pour le maintien de l’équilibre acido-basique du sang. Une bonne oxygénation et une expiration satisfaisante du dioxyde de carbone favorise une tendance à l’alcalinisation d’une manière plus rapide que par l’absorption des aliments alcalinisants.
Y-a-t’il un risque d’un excès d’alcalose ? Difficilement à notre sens, car nos activités – souvent excessives – tendent à nous projeter constamment vers l’acidose. Nous ne pensons pas qu’il puisse y avoir un excès d’alcalose par absorption de végétaux ou de fruits.
Cet équilibre acido-basique est probablement l’un des plus importants de l’organisme. Celui aussi qui est le plus perturbé par la vie moderne. Il possède certainement une part importante dans la réduction de la toxémie et l’élaboration d’un bon « terrain », source de la bonne santé.

4 .les compatibilités alimentaires

Les compatibilités alimentaires sont fondées sur deux principes essentiels :
a – la sélectivité des sécrétions enzymatiques : les transformations chimiques qui se produisent au cours de la digestion s’effectuent en présence d’enzymes, encore appelées diastases. Les sécrétions enzymatiques sont fonction des aliments ingérés. Des glandes spécialisées réagissent aux stimuli enregistrés par le cerveau et émettent alors des enzymes spécifiques à chaque type d’aliment consommé. Ainsi la ptyaline, enzyme salivaire, n’apparaît qu’en présence d’amidon.
b – les temps de digestion : les aliments ne nécessitent pas des temps de digestion similaires pour être digérés. Les sucres des fruits ne subissent pas de digestion : ils sont directement assimilables. Le sucre (roux ou blanc) appelé saccharose nécessite une hydrolyse – c’est-à-dire un apport d’eau – au niveau intestinal pour être absorbable. Les amidons subissent l’action des amylases salivaire et pancréatique pour être d’abord transformés en maltose, puis celle de la maltase intestinale, pour être réduits à l’état de sucre simple absorbable. La digestion des amidons est bien plus longue que celle du sucre ou des fruits. Les matières grasses ralentissent la digestion des autres aliments placés en leur présence. Ainsi les protéines grasses sont elles plus longues à digérer que les protéines maigres : les fromages maigres se digèrent plus rapidement que les fromages gras. Les noix sont longues à digérer.
Les aliments contenant des acides ont une digestion prolongée car le corps doit d’abord neutraliser ces acides. Ainsi les fruits acides ont une digestion plus longue et plus difficile que les fruits mi-acides ou doux.
Les légumes verts se digèrent assez rapidement car ils ne sont pas trop concentrés en protides, lipides, glucides ni en acides.
Le régime associé, respectant ces compatibilités alimentaires comprend :
-petit-déjeuner : repas de fruits,
-déjeuner : repas glucidique comprenant crudités, un glucide (céréales, pomme de terre) et une matière grasse (huile ou beurre),
-dîner : repas protidique comprenant un protide (viande, œuf, fromage, noix …) et des légumes cuits.
Le régime associé facilite la digestion. Il supprime les phénomènes de fermentation et de putréfaction intestinaux. Il aide à l’évacuation des selles. Il constitue de ce fait, un facteur réducteur de la toxémie en évitant l’auto-intoxication de l’organisme.
Souvent utilisé par les sportifs, il devrait l’être par tout un chacun pour l’obtention d’un bien-être simple et efficace.

5 .les quantités alimentaires

La nourriture doit, en premier lieu, satisfaire aux besoins énergétique et constructif de l’organisme. Mais, dès lors que ces besoins sont couverts, toute quantité supplémentaire est superflue et nocive.
Cette dernière nourriture nécessitera, pour être digérée, un investissement énergétique non négligeable. Cette énergie sera donc pratiquement gaspillée et le résultat sera que l’excès de nourriture viendra fournir des réserves excessives à l’organisme.
Par ailleurs, l’énergie utilisée abusivement pour digérer ce surcroît de nourriture, ne sera plus disponible pour d’autres fonctions de l’organisme.
Si celui-ci est en situation d’énervation – c’est-à-dire d’insuffisance énergétique – la toxémie s’accroîtra entraînant des risques d’apparition de nouveaux troubles.
L’excès de nourriture possède donc une influence directe néfaste sur l’apparition des maladies.
La frugalité, au contraire, induit la santé.
Comment donc apprécier la quantité de nourriture satisfaisante ?
L’expérience montre qu’au fur et à mesure que l’organisme se désintoxique, il est possible de manger moins jusqu’à tendre vers une ration minimale en-dessous de laquelle l’efficience régresse.
C’est à chacun de déterminer ce point d’équilibre entre ses besoins alimentaires réels et la quantité de nourriture à ingérer.
Dans la pratique, les choses se passent simplement. Plus on avance dans la voie de la rénovation et moins on mange, jusqu’au point d’équilibre.
Si vous pouvez vous satisfaire d’une quantité moindre et vous sentir efficient dans tous les actes de la vie quotidienne, c’est que votre état toxémique est relativement satisfaisant.
Si vous êtes dans la nécessité de consommer des quantités supérieures, il est probable que votre état toxémique est important et que votre corps utilise une partie de votre nourriture pour lutter contre le désir permanent de vouloir se désintoxiquer.

6 .la réduction des tensions

C’est notre énergie vitale qui assure notre santé. Cette énergie doit pouvoir circuler librement dans tout l’organisme.
Notre Ă©nergie provient des Ă©changes que nous effectuons avec le lieu de vie dans lequel nous existons.
Cet échange énergétique est bien connu des jardiniers ou des agriculteurs qui recherchent à créer les conditions optimales pour la vie de leurs plantes ou de leurs animaux.
Parfois pour l’homme, surtout dans les cités industrielles, il semble que cette règle soit bafouée, comme s’il pouvait échapper aux règles du monde vivant. Au lieu de cette vie artificielle, nous sommes faits pour vivre la santé qui provient d’échanges énergétiques appropriés.
Ces énergies sont multiples et proviennent de l’air que nous respirons, de la chaleur et du rayonnement solaires que nous recevons, des aliments que nous ingérons, du magnétisme terrestre, d’influences diverses telles nos relations affectives, nos idées créatrices … etc.
Toutes ces énergies nous sont indispensables et c’est à chacun d’entre nous de les rechercher une par une, inlassablement. La santé sera le résultat de l’accumulation de ces énergies vitales. Ce n’est pas un état statique : tout peut se modifier.
Vivre en bonne santé c’est se dynamiser en permanence et non s’isoler dans une carapace éloignée de tout contact énergétique.
L’harmonie psychique est un facteur vital de la santé. Il est reconnu que de nombreux troubles physiques se développent à la suite de stress divers subis soit brusquement, soit durablement.
Ainsi, des déceptions affectives, des difficultés familiales, des problèmes professionnels ou sociaux sont parfois à l’origine de troubles de santé dits psychosomatiques.
Ces divers stress amoindrissement l’énergie vitale du sujet, accroissent sa toxémie. La probabilité d’apparition des troubles ne dépend plus alors que de la force vitale de chacun. Certains surpasseront ces problèmes sans difficulté, d’autres non.
L’activité mentale comporte des résonnances physiques importantes. Il existe donc bien une relation étroite entre notre vie intérieure et notre santé.
Pour être en bonne santé, il est nécessaire d’éliminer les différentes tensions qui sont le résultat de notre mode de vie.

VI. Conclusion

La toxémie résulte de l’ensemble de nos dysfonctionnements, tant physique que psychique.
Prendre conscience de l’existence de cette toxémie, de sa nature, des moyens à mettre en œuvre pour la réduire, représente une nécessité pour construire un terrain organique favorable à l’épanouissement de la vie.