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Equilibrez votre poids

88 pages
5,00 €

Extrait :

HISTORIQUE DE LÂ’ALIMENTATION

Pendant de nombreux siècles, les opinions concernant les régimes alimentaires se sont construites en observant les réactions générales des sujets à la suite de la prise d’aliments. Ce n’est que vers la fin du dix-neuvième siècle qu’apparurent des considérations théoriques.
Ainsi s’établirent les principales règles de la diététique qui régit l’alimentation moderne dont la base essentielle est l’hétérogénéité.

L’alimentation hétérogène

En 1885, avec Rübner, apparut la possibilité de connaître la valeur calorique des aliments. On considéra alors que les aliments étaient interchangeables dans la ration alimentaire si leur combustion théorique développait une puissance énergétique identique. On indique alors la valeur calorique de chaque plat. La théorie calorique de l’alimentation provoqua une consommation excessive d’aliments concentrés : matières grasses, sucres, viandes, pâtes et féculents, etc.
Ces aliments énergétiques, concentrés, purifiés, hyper-nourrissants, acides, dont la fraîcheur n’importait pas, furent destructeurs de l’équilibre sanitaire.
Par réaction naquit la tendance alimentaire naturiste qui rechercha les aliments entiers, non raffinés et préparés plus simplement et plus naturellement, notamment sous la forme crue.
Cette tendance vers une alimentation plus naturelle fut confortée par des découvertes sur les substances minérales qui indiquaient que celles-ci étaient mieux utilisées sous la forme organique qui est la leur dans les fruits et légumes.
Puis ce fut la découverte du rôle primordial des vitamines. La théorie de la « calorie » apparaissait bien incomplète.
Peu à peu apparurent les caractéristiques des principaux nutriments que sont les glucides, lipides et protides. Les diététiciens introduisirent alors les concepts d’équilibres alimentaires dans des repas composés de nourriture variée : ce fut la définition de l’alimentation hétérogène.

L’alimentation homogène

On peut noter que les animaux, à l’état naturel, adoptent souvent une alimentation dite monotone, adaptée à leur spécificité de carnivores, herbivores, insectivores, etc.
Et cependant, ils y trouvent leur Ă©quilibre alimentaire.
Les aliments se digèrent en étant soumis à des sucs digestifs spécifiques. Ce furent les conclusions des travaux de Pavlov vers 1920.
Des scientifiques proposèrent alors de composer les repas en tenant compte des conditions des digestions compatibles des aliments. C’était la définition de l’alimentation homogène.
La discussion reste ouverte entre les partisans de l’alimentation hétérogène et ceux qui prônent l’alimentation homogène.
L’objectif de cet ouvrage est de proposer au lecteur les règles de l’alimentation homogène en l’initiant à la connaissance des aliments compatibles. Même si l’alimentation hétérogène est la plus répandue, il n’en demeure pas moins qu’elle représente un choix qui est discutable.
Nous allons maintenant argumenter pour présenter les différents critères qui permettent de supporter les thèses de l’alimentation homogène. Ce sera aux lecteurs, après expérimentation, de conclure en adoptant leurs propres règles alimentaires.

LES NUTRIMENTS DE BASE

Les protides ou protéines

Les protides, encore appelées protéines, existent dans la matière vivante. On les trouve principalement dans les viandes, poissons, laits, œufs, levure alimentaire, soja, céréales, oléagineux, etc.
Ils servent de matériaux pour la construction, le remplacement et la réparation des cellules des tissus. Ils assurent donc tout à la fois la croissance de l’enfant et l’entretien de l’organisme de l’adulte.
Ils sont constitués par l’assemblage d’éléments appelés acides aminés. Il existe une vingtaine d’acides aminés qui sont les mêmes dans tout le monde vivant.
Certains de ces acides aminés ne sont pas synthétisables par l’organisme et doivent donc lui parvenir par les aliments qui les contiennent. Ces acides aminés sont indispensables au maintien de la vie : ils sont dits essentiels. Les estimations scientifiques actuelles évaluent leur nombre à huit.
Si l’un de ces acides aminés essentiels existe en faible proportion dans la protéine ingérée, il constitue un facteur limitant à l’utilisation de cette protéine.
Une protéine sera donc d’autant plus efficace qu’elle contiendra en proportion adéquate les acides aminés indispensables.
L’enfant qui se situe en période de croissance a besoin d’apports protéiniques contenant l’ensemble des acides aminés essentiels.
Les protéines qui peuvent couvrir l’ensemble des besoins de l’organisme sont dites complètes.
Ces protéines complètes se rencontrent :
dans les produits animaux : viandes, poissons, crustacés ;
dans les sous-produits animaux : lait et dérivés, les œufs ;
dans les végétaux : soja, céréales, oléagineux.
Il existe également des protéines semi-complètes ou incomplètes, notamment dans les céréales ou les légumineuses. Elles participent néanmoins à l’apport protéinique global nécessaire à l’organisme.
Les masses protéiques d’un organisme sont en constant renouvellement. Si certains acides aminés sont synthétisés par transamination, la plupart sont détruits, catabolisés, irréversiblement. Les besoins de l’organisme en apports protéiques sont permanents. Ils sont couverts :
par les apports alimentaires en protéines ;
par l’autolyse protéique des tissus de l’organisme, particulièrement en cure de détoxination.
La teneur protéique des différents aliments est variable :
1-2% dans les légumes verts, fruits et pommes de terre ;
7-10% dans les céréales ;
15-25% dans les viandes, poissons, fromages, légumineuses, noix.
Les besoins en protéines sont variables et se situent approximativement dans une plage allant
de 0,20 gramme à 1 gramme de protéines par kilogramme de poids corporel.
Les besoins doivent tenir compte de l’âge et de l’état des personnes : croissance chez l’enfant, entretien chez l’adulte, réparation à l’issue d’une cure de détoxination ou à la suite d’une maladie, etc.
Les besoins des vieillards sont moindres, mais ils requièrent des protéines d’excellente qualité.
L’insuffisance protéique est source de maigreur, perte de force, difficultés nerveuses ou sensorielles, etc.
L’excès protéinique provoque des altérations des organes excréteurs, notamment reins et foie et est la cause des maladies dites de « civilisation » : rhumatismes, troubles cardio-vasculaires, etc.

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