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Et si manger bio ne suffisait pas ?

160 pages
15,00 €

Extrait :

La nature pourvoit largement aux besoins de l’homme en air, eau, nourriture pour une croissance et un entretien harmonieux induisant vigueur, intelligence et joie de vivre. En fait, une longue et heureuse vie. Mais le XXe siècle a vu la naissance de nombreuses transformations alimentaires. Cette perversion de produits « manufacturés » dans un but essentiellement lucratif nous a peu à peu endoctrinés avec des campagnes publicitaires de plus en plus convaincantes et envahissantes.
Et nous, crédules, mal informés, désinformés, ignorants, nous nous sommes laissés engloutir par la tentaculaire machinerie agroalimentaire. Et malheureusement, certains d’entre nous sont devenus dépendants de ces aliments frelatés. Il aura fallu plus d’un siècle pour qu’une prise de conscience émerge et que certains dénoncent cette supercherie nutritionnelle. Cet « emmitonnement » (?) alimentaire fait des peuples dits « civilisés » les plus abondamment alimentés mais aussi les plus pauvrement nourris. Le problème humain récurent le plus important aujourd’hui est sans doute la malnutrition planétaire : une partie des humains meurt d’inanition vraie pendant que l’autre s’éteint en se dégénérant avec des aliments dénaturés par l’industrie agroalimentaire. Avons-nous oublié que l’air, les énergies vibratoires, l’eau et l’alimentation spécifique sont les indispensables besoins vitaux d’un organisme vigoureux et par conséquent d’une santé florissante : La nourriture ne serait-elle donc plus notre priorité vitale ?
Nous sommes-nous posé assez de questions sur les éventuelles conséquences de toutes les modifications, transformations, stérilisations, ionisations, normalisations que nous infligeons à nos aliments depuis le début de notre histoire : Avons-nous assez observé, écouté et respecté notre Organisme ? Tout d’abord, le poste alimentaire de notre budget diminue de façon alarmante : en 1960, nous y consacrions 28,6% et en 2003, plus que 14%. Cela fait quand même une amputation de 50% en 40 ans ! Au bénéfice de quoi : … En tous cas, pas à celui de notre santé.
A côté de cela, une lueur d’espoir subsiste avec des agriculteurs bio qui consacrent leur vie à redonner à la terre richesse et vitalité. Car tout commence là, dans la terre nourricière. Les arbres et les végétaux y puisent leurs nutriments, si elle est carencée ou morte, les végétaux seront nutritionnellement pauvres et porteurs de peu de vie. Seule une terre vivante et riche peut produire des fruits et des légumes à haute valeur nutritive. Les agriculteurs bio, non seulement ne traitent chimiquement ni leurs terres ni leurs cultures, mais surtout ils s’appliquent à redonner et à entretenir la vie de la terre, obtenant ainsi des fruits et des légumes plus riches en nutriments que l’agriculture traditionnelle, dont la production est forcée chimiquement dans une terre morte. Par ailleurs, des coopératives, magasins, marchés bios et autres « paniers de légumes » fleurissent un peu partout depuis quelques années. Ce qui prouve que le nouveau paradigme alimentaire de « l’influence directe, favorable ou néfaste, de l’alimentation sur la santé » éveille enfin les consciences. La flambée des maladies dégénératives et la multiplication des maladies émergentes dues à notre alimentation et à notre environnement pollués ont fini par déclencher cette explosion massive de points de ravitaillement bios. Quand on sait que la législation permet 25 familles d’additifs alimentaires (Chambolle, 1992) … et que l’on administre des quantités toujours croissantes d’hormones, d’antibiotiques, de tranquillisants, de médicaments divers, de pesticides, d’herbicides, d’engrais à la Terre, aux animaux et aux végétaux, manger bio devient alors une évidence.
Comme si tous ces produits chimiques ne suffisaient pas, l’agroalimentaire irradie les aliments à tours de bras afin d’obtenir une belle apparence et une conservation de plus en plus longue. Les aliments préemballés qui font l’objet d’une irradiation complète doivent d’ailleurs porter obligatoirement le symbole international de l’irradiation. Manger bio devient alors plus qu’une évidence, c’est une nécessité. Sans parler de « la vache folle, de la grippe aviaire et autres poulets à la dioxine » que le monde a galvaudé, digéré, puis oublié. Cependant voici quelques chiffres qui confortent l’évidence de manger bio : 2005 : plus d’un million de morts en Europe à cause des produits chimiques (A. Bellevoit), un million de morts dus aux effets toxiques des substances chimiques, soit l’équivalent de trois tsunamis (Asie, 2004). Cette mortalité due aux produits chimiques a été calculée par l’association Antidote Europe, créée par des chercheurs du CNRS à partir d’une extrapolation des données statistiques de l’Institut National d’Etudes Démographiques (INED) à l’ensemble de l’Union Européenne.
Ainsi, en France en 2004, 150.000 personnes sont décédées d’un cancer, 5 à 10% de ces cas étant dus à une prédisposition génétique, il reste 135 000 décès qui seraient liés à des facteurs cancérigènes présents dans notre environnement de vie. Au banc des accusés, les produits chimiques figurent au premier plan, l’association faisant remarqué que, depuis leur arrivée massive sur le marché dans les années 60, la courbe de décès par cancer est devenue exponentielle. Projeté à l’ensemble des pays de l’Union Européenne, le nombre de décès atteint le million par an, ce qui représente trois fois plus de morts qu’en 1950 pour la même cause. Et les décisions de l’Union Européenne en matière sanitaire et alimentaire ne nous sont pas toujours favorables. Quand l’Europe a légiféré les teneurs maximales de toxiques dans l’eau du réseau, elle s’est référée au pays qui présentait la norme la plus tolérante. En France, à l’époque, la teneur autorisée en nitrates, qui était de 25 mg/l, a littéralement doublé du jour au lendemain par le biais de cette réglementation européenne. Elle s’élève en effet aujourd’hui à 50 mg/l. Ces « taux admis » restent une tolérance car notre physiologie d’humain en bonne santé nécessite l’absence totale de ces polluants.
Aujourd’hui encore, depuis le 1er septembre 2008, l’Union Européenne élargit les limites maximales en résidus de pesticides dans les aliments, avec les mêmes méthodes. Bien qu’ils soient en augmentation exponentielle d’après l’Union Européenne elle-même. Pour chaque pesticide étudié (ils ne le sont pas tous), l’Europe a retenu les normes des pays ayant la plus basse limite de sécurité et a adopté ce niveau pour les règles européennes officielles. Or, la moitié des fruits, légumes ou céréales testés par l’U.E. contiennent trop de pesticides, dont cinq des plus fréquents sont cancérigènes, mutagènes ou perturbateurs hormonaux (source M.D.R.G.F.). En pratique Aujourd’hui, pour jouir d’une santé correcte, manger bio est devenu incontournable. Cependant, il semblerait que cela ne suffise pas toujours pour bénéficier d’un état de santé satisfaisant car il ne suffit pas de manger des aliments de qualité biologique mais il faut également respecter les lois physiologiques et essentielles au maintien ou au rétablissement de la santé. Par exemple, manger « sain » n’implique pas nécessairement de bonnes associations alimentaires. La frugalité, le cru, le cuit, l’eau et l’environnement sont autant de paramètres fondamentaux pour un fonctionnement idéal de l’organisme, autrement dit, de la santé. En effet, l’état normal et naturel de l’humain est la santé.
À ce propos, c’est quoi une bonne santé ? Mis à part ne pas être malade, être en bonne santé signifie : Je respire la joie de vivre, Je n’ai mal nulle part, Je ne prends aucun médicament, Je n’ai pas besoin de compléments alimentaires, Je me lève en pleine forme, joyeusement, La dynamie de la santé me permet d’être efficace dans mes activités, Je suis assertif (ve) avec les autres (assertif : être soi même dans le respect des autres), Je suis capable de faire face à un certain stress, Je me couche, détendu(e) et je dors d’un sommeil réparateur. Sommes-nous en bonne santé ? Pourquoi la plupart d’entre nous, qui mangeons bio, cherchons désespérément sur les salons bio de bien-être ou de médecines douces le produit ou la méthode miracle qui nous apportera une santé éclatante et éternelle. Pourquoi ? Peut-être parce qu’une excellente santé implique en premier lieu et nécessairement une « bonne » hygiène de vie. Ce qui nous amène à un entretien vigilant de notre corps et de notre esprit dans un environnement favorable. Pour cela, il suffit d’observer les lois naturelles de la respiration, de l’alimentation spécifique humaine, de la connexion à la nature et de la positivité mentale ; tout en maintenant l’équilibre de notre bipolarité : activité/sommeil, alimentation/jeûne, exercice/repos, relation avec soi/avec les autres.
L’agroalimentaire et sa redoutable armée de messagers publicitaires nous ont insidieusement détournés de nos besoins fondamentaux et vitaux, par conséquent de la joie de vivre, premier marqueur de bonne santé.
Pour re-connaître ces besoins il est nécessaire de se poser ces questions : De quoi sommes-nous faits ? Comment et avec quoi fonctionnons-nous ? Alors seulement, nous pourrons établir les besoins de notre organisme afin d’y subvenir en toutes connaissances et par conséquent en toute conscience.

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