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Bien alimentairement vĂ´tre

194 pages
19,00 €

Extrait :

INTRODUCTION

L’être humain, dès sa naissance a besoin pour vivre de relationnel
Ce relationnel prend deux formes :
- le relationnel affectif, c’est-à-dire, la tendresse, les émotions que le bébé va capter chez les adultes qui l’entourent.
Cette nourriture là vient de l’extérieur et il va l’assimiler : elle lui permettra de se forger un caractère, une personnalité, une compréhension de son environnement.
- le relationnel solide, les aliments, le lait de la mère au départ.
L’enfant va assimiler ces aliments provenant de l’extérieur, pour lui permettre de se développer physiquement.
Ces deux formes de relationnel vont être étroitement liées toute la vie.
Le fait que l’un des deux soit perturbé aura obligatoirement une répercussion sur l’autre. Un déséquilibre se créera alors sur l’ensemble de l’être humain qui est UNITE, entre un esprit et un corps.
Avec les découvertes de Sigmund Freud et cet outil de travail qu’est la psychanalyse, notre société a mis l’accent sur le psychosomatique. C’est une étape importante dans l’histoire de l’homme.
En effet, on sait maintenant que c’est à partir de perturbations dans le relationnel affectif, à partir de pensées restrictives sur nous-mêmes, que nous enclenchons la plupart de nos symptômes.
Ce point sera largement développé dans les chapitres suivants :
Mais qu’en est-il du somato-psychologique ?
Quelle est la répercussion du mode de vie physique, alimentaire, sur les processus chimiques mentaux ?
Lorsque je travaillais en psychiatrie, un malade qui souffrait de douleurs gastriques était rarement pris en compte pour son symptôme physique : on considérait qu’il « somatisait » ! Au mieux, il recevait une ordonnance de placebos.
Peut-être ce malade ne faisait-il que somatiser, mais la douleur était réellement ressentie, et çà faisait mal ! Certes, le symptôme vient du mental, mais à l’inverse, une action sur le bien-être physique ne pourrait-elle pas avoir des répercussions positives sur le mental ?
Le verbal et les mots sont complexes. Le même mot abstrait aura une connotation très différente d’un individu à l’autre.
Prenons le mot SANTE :
- pour un paralysé, cela voudrait dire récupérer l’usage de ses jambes ;
- pour un autre, ne plus déprimer ;
- pour une maman, pas de diarrhées pour son enfant ;
- pour un chirurgien, l’opération de la vésicule ;
- pour un curé, santé spirituelle en allant à la messe le dimanche ;
- pour l’alcoolique, « trinquer » : « à ta santé » ;
- pour un directeur de laboratoire médicamenteux : chiffre d’affaires, etc.
A force de triturer les mots et la pensée, on oublie les autres langages non verbaux, gestuels, la tendresse, le sourire gratuit, l’échange et le partage.
C’est notamment pour son caractère concret et pragmatique que j’ai choisi l’HYGIENISME.
Lorsque je parle de yaourt ou de pommes de terre, lÂ’autre en face me comprend. Nous mettons la mĂŞme chose sous le mĂŞme mot.
Lorsque je lui explique que, chimiquement, ces deux aliments sont incompatibles, car le yaourt réclame une solution digestive acide dans l’estomac et les pommes de terre une solution alcaline.
Il m’entend !
Quand je lui dis que cette incompatibilité majeure entraînera à la longue une perturbation de son équilibre acido-basique.
Il me comprend !
Lorsque je lui explique que ce déséquilibre acido-basique encrassera son système sanguin et que son cerveau, nourri par le sang, sera lui aussi perturbé.
Il m’entend toujours !
En nous nourrissant d’une autre façon, en tenant compte des lois alimentaires qui nous régissent, nous ne règlerons peut-être pas tous nos problèmes de stress affectif et autres, mais un cerveau correctement nourri aura une préhension différente de l’environnement, plus claire, plus lucide. La situation ne changera pas obligatoirement, mais avec un autre point de vue, plus sain, la solution sera plus facile à trouver.
La clé de nos problèmes mentaux ou organiques n’est pas à l’extérieur, mais toujours à l’intérieur de nous-mêmes, précise, unique.
Peut-être immuable aussi, qui sait ?

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