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L’hygiène vitale pour votre santé

192 pages
19,00 €

Extrait :

HISTORIQUE DE LA METHODE HYGIENISTE

Le mouvement hygiéniste est né aux Etats-Unis dans la première moitié du XIXe siècle.
A partir de 1820, les principes fondamentaux de l’hygiène vitale furent énoncés par les pionniers : les Docteurs Isaac Jennings, Sylvester Graham, Russel Trall, George H. Taylor.
Cette époque fut très féconde pour le développement de l’hygiénisme.
Par la suite, de nombreux théoriciens et praticiens contribuèrent à propager les idées hygiénistes. Parmi ceux-ci, le Docteur Tilden, auteur de l’étude intitulée Toxémie et désintoxication, eut une grande influence sur les représentants actuels du mouvement hygiéniste. Tilden mourut en 1949, à l’âge de 83 ans.
Parmi les hygiénistes contemporains, Herbert M. Shelton occupait sans conteste une place prépondérante. L’œuvre qu’il a accomplie est colossale. Il a procédé à une recherche systématique des documents hygiénistes rédigés par ses prédécesseurs. Ensuite, il a réalisé une monumentale synthèse de ces travaux auxquels il a adjoint les résultats de sa propre expérience. Avec sa collaboratrice, Virginia Vetrano, il animait une revue hygiéniste et une école de santé aux Etats-Unis.
Au début de ce siècle, l’hygiénisme demeura en une relative inertie. Le mouvement hygiéniste risqua fort de voir sa pureté disparaître, sous l’accumulation de données « déviationnistes » : principes érigés en dogmes, accompagnés de nombreuses pratiques et recettes.
Le mérite essentiel de Shelton fut de faire un tri sérieux entre l’accessoire, voire le faux, et le fondamental. Il y réussit merveilleusement. Aujourd’hui, les travaux de Shelton servent de base aux recherches de nombreux hygiénistes. C’est par la diffusion de ses ouvrages traduits en français que la théorie hygiéniste a pu se propager dans notre pays.
Sans cesse plus nombreux sont les malades qui doivent aux principes de l’hygiénisme, bien appliquée, le retour à la vraie santé.
La vérité ne peut être éternellement étouffée : elle finira bien par triompher contre les faux dogmes qui prédominent actuellement. Certes le nombre des hygiénistes convaincus n’est pas encore très élevé. Mais l’accueil fait à leurs idées laisse espérer un renouveau pour la propagation du mouvement hygiéniste : c’est à cette tâche que nous devons nous employer.
Un autre hygiéniste éminent, James C. Thomson introduisit l’hygiène vitale en Angleterre en 1910. Les Thomson ont fondé une école de santé à Edimbourg. Elle fonctionnait sous la direction de C.L. Thomson. Celui-ci est notamment auteur des Méthodes naturelles de guérison.
L’introduction des idées hygiénistes en France est due à Gérard Nizet qui publia une revue hygiéniste, la nouvelle hygiène.

INTRODUCTION

L’objet de l’étude qui va suivre, intitulée « l’hygiène vitale pour votre santé », est de présenter au lecteur des éléments de réflexion concernant la santé et ce qu’il est convenu d’appeler maladie.
Ce travail doit beaucoup aux précédents travaux hygiénistes.
Nombre des idées émises dans le texte ci-dessous existent déjà dans des ouvrages hygiénistes antérieurs. Néanmoins, la présentation de la théorie hygiéniste par l’étude systématique des définitions, toxémie, énervation, énergie vitale, etc., permet de saisir le problème d’une manière logique.
Au niveau du vocabulaire, nous avons également précisé certaines nuances : énergie vitale et non énergie « nerveuse » qui crée la confusion avec influx nerveux.
Le mot « naturel », hygiène naturelle, n’est pas employé : il nous apparaît en effet trop imprécis. Ce qui est « naturel » ne produit ou n’entretient pas nécessairement la vie. Nous lui préférons le terme vital : hygiène vitale, énergie vitale. Au cours du texte, nous avons tenu à présenter tout particulièrement la vie cellulaire. La cellule comporte dans notre conception du déroulement de la vie une place prépondérante. C’est à son niveau notamment que se produit le métabolisme de base : assimilation des sources de vie, oxygène, eau, aliments ; élimination des toxines provenant de l’utilisation, même normale, de ces nutriments.
Le retard dans l’élimination a une très grande importance pour l’explication de l’apparition de la « maladie ».
Deux chapitres sont consacrés à l’étude des symptômes aigus et des états chroniques de la maladie.
Il est très important de bien préciser l’apparition des symptômes aigus et leur passage éventuel à ceux des états chroniques.
Les idées essentielles concernant l’évolution des états sanitaires, ainsi qu’une synthèse des hypothèses sur la maladie et la santé ont été présentées par des illustrations graphiques.
Mais, ce qui est probablement l’essentiel de notre recherche consiste en une présentation, très souvent répétée, de la double direction de notre vie : la volonté consciente, ou externe, et la volonté subconsciente, ou interne.
La volonté consciente dirige la fonction de relation, par l’intermédiaire du système nerveux cérébro-spinal. La volonté subconsciente anime la fonction de nutrition, par l’intermédiaire du système nerveux neuro-végétatif.
Notre vie est trop souvent sous la dépendance de notre volonté consciente qui de ce fait exacerbe la fonction de relation. Par contre, notre volonté subconsciente trouve difficilement les possibilités d’accomplissement de sa tâche. La fonction de nutrition, dont celle d’élimination, est ainsi trop réduite, créant nos états maladifs.
Enfin, tout le système de l’hygiène vitale est fondé sur la création et l’utilisation de l’énergie vitale dont chaque individu peut disposer par hérédité d’une part et par suite du mode de vie adopté d’autre part.
C’est l’existence de cette énergie qui conditionne notre vie et par conséquent notre santé. Le comprendre est essentiel pour entreprendre le processus de la rénovation sanitaire.
Nous espérons que la lecture des propositions et conclusions énoncées favorisera chez le lecteur une prise de conscience qui devrait aboutir à cette idée extrêmement simple : la santé et la maladie ne sont pas le fait du hasard, l’un et l’autre état dépendent de notre choix de vie.
Nous espérons qu’à la suite de l’étude de notre texte, il sera possible au lecteur de bâtir une excellente santé ; c’est notre souhait le plus cher, et la raison qui nous a poussé à rédiger les lignes qui vont suivre.

LES DIVERSES HYGIENES

La recherche d’une santé parfaite, ou pour le moins d’un état d’équilibre sanitaire supportable, est une préoccupation constante pour tout être vivant. Cette recherche est consciente ou inconsciente, mais elle existe toujours, même chez ceux qui apparemment détruisent leur santé par un mode de vie aberrant.
L’ensemble des pratiques destinées à la préservation et au rétablissement de la santé est appelé l’hygiène.
Pour la clarté du langage, il y a cependant lieu de séparer l’hygiène populaire, ou fausse hygiène ou hygiène artificielle, de la conception de l’hygiène vitale, désignée par le terme d’hygiénisme.
Cette hygiène vitale consiste à mettre en action un ensemble de techniques agissant en symbiose avec les forces cosmiques, tendant à conserver ou rétablir la santé. Cette action peut se faire, soit instinctivement, soit par une démarche logique lorsque les possibilités de l’instinct ont été détruites par de mauvaises habitudes de vie.
Pour cela, l’hygiène vitale étudie les moyens qui entretiennent la vie : la nourriture, l’air, l’eau, la lumière, la chaleur, les activités, le repos, le comportement mental, etc.
L’hygiène vitale s’applique le plus souvent à conserver un état de bonne santé. Dans ce cas c’est une hygiène préventive utilisant des moyens naturels pour préserver l’intégrité organique et fonctionnelle des individus de leur génération à leur mort.
Dans le cas où l’état de santé s’est altéré, l’hygiène vitale devient une hygiène de rétablissement ou hygiène de restauration de la santé. Il est essentiel de préciser que les pratiques de l’hygiène préventive ou de l’hygiène de rétablissement mettent en action les mêmes forces naturelles qui entretiennent la vie, en tenant compte cependant des possibilités de chaque individu : hérédité, mode de vie précédent, type d’altération de la santé, etc. L’hygiène vitale est un tout qui, après avoir ramené le « malade » à la santé, lui permettra de demeurer dans le meilleur état possible et d’éviter de retomber dans les erreurs de vie qui provoquent les altérations de la santé. De sorte qu’un individu conçu par des parents pratiquant l’hygiène vitale et conduit par eux dans son enfance suivant les pratiques de l’hygiène vitale, devrait, sa vie durant, éviter les graves maladies et poursuivre normalement son cycle de croissance pour aller de l’adulte au vieillard, jusqu’à une mort normale par usure des tissus.
Par contre, la fausse hygiène, ou hygiène artificielle, utilise des pratiques artificielles dans le but d’étouffer les symptômes des maladies. Ses préoccupations sont tournées vers les états dits « maladifs » plutôt que vers la santé.
Ses techniques ont été utilisées par les hommes au cours des millénaires de leur vie terrestre. Les poisons administrés étaient autrefois d’origine végétale ou animale, ils sont aujourd’hui le plus souvent d’origine chimique ou synthétique. Cette hygiène artificielle se divise, elle aussi, en deux directions :
- la prévention de la maladie ou prophylaxie ;
- la guérison des maladies par l’utilisation des remèdes chimiques ou thérapeutique. Ces pratiques prophylactiques, vaccins notamment, et thérapeutiques sont les plus connues du public, parce que les seules proposées. L’étude des techniques de l’hygiène vitale, qui sera faite ultérieurement, montrera qu’à l’instar des principes généraux énoncés ci-dessus, celle-ci est différente de l’hygiène artificielle. Mais il est nécessaire de préciser également que cette hygiène vitale se différencie de l’hygiène naturelle, ensemble de méthodes utilisées par les naturistes et qui font notamment appel à des « médicaments naturels » : plantes, argile, etc.
Il était nécessaire de bien préciser tout ceci, avant d’entamer l’étude de l’hygiène vitale. Ce qui est primordial avant tout, c’est de comprendre pourquoi et comment on est amené à utiliser un remède, qu’il soit chimique ou naturel.
Essayons de préciser tout cela, pour que l’état de santé, ou celui de maladie, ne soit plus à notre époque un problème aussi équivoque.

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