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Les sources de lÂ’alimentation humaine

220 pages
16,00 €

Extrait :

PREFACE

Nous tenons d’entrée de jeu à avertir le lecteur qu’il ne rencontrera pas dans ce livre quelque recette alimentaire miraculeuse apte à lui rendre la santé ou à la conforter. Par contre, et c’est l’objectif que nous nous sommes assignés dans cet ouvrage, il y verra exposé des réflexions concernant la provenance et les transformations des principaux produits alimentaires.
Les sources de l’alimentation humaine constituent à ce titre un ensemble de réponses aux interrogations que normalement nous devons nous poser au moment du choix de nos aliments : les aliments obtenus en utilisant des engrais de synthèse, des traitements divers, de nombreux produits chimiques (les additifs alimentaires), sont-ils sans dangers ? Nous ne le pensons pas et nous avons tenu à préciser ce que nous entendions par aliment de qualité apte à engendrer la santé.
L’homme peut-il sans inconvénients graves pour sa santé manger toutes sortes d’aliments, échappant par là à la règle commune des autres animaux qui ont un régime particularisé ? Nous ne le pensons pas non plus et nous avons, d’une part, présenté les ravages sanitaires que provoque l’alimentation modernisée lorsqu’elle est exclusivement adoptée par des populations et d’autre part, classé les aliments par ordre de nocivité décroissante :
aliments de dégénérescence,
aliments de compromis,
aliments idéaux.
Nous espérons que les idées avancées ici provoqueront un débat autour du choix des aliments nécessaires à l’homme.
Nous avons parfois utilisé quelques termes techniques et formules de chimie. Nous n’estimons pas pour autant avoir ambitionné de faire un ouvrage pour grands initiés. Bien au contraire, ce livre s’adresse à tous. Simplement il nous a paru opportun d’utiliser le langage scientifique actuel, sans excès, pour mieux expliciter nos thèses.
Ces thèses ont été développées par thèmes afin que les problèmes soulevés ne soient pas imbriqués.
Nous avons bien conscience de n’avoir pas tout dit sur chacun de ces thèmes, mais le développement que nous avons accordé à chacun, compte tenu de la place dont nous pouvions disposer dans un ouvrage de cette dimension, nous semble satisfaisant. Il ne faut pas considérer le problème alimentaire comme une fin en soi. C’est un acte important, très important même, pour l’élaboration de notre santé, mais il ne constitue qu’un de ces actes indispensables au déroulement de notre vie.
Dans notre ouvrage nous avons présenté l’intérêt fondamental de l’énergie vitale pour la conduite, bonne ou médiocre, de notre vie.
Le choix de notre alimentation est capital pour la création et l’utilisation de cette énergie.
Une alimentation polluée, déséquilibrée en qualité et quantité ne peut induire qu’une faible énergie, donc une faible vitalité. L’alimentation idéale que nous recherchons en symbiose avec un bon équilibre de vie, doit par contre, nous procurer un état de santé satisfaisant.
Cet ouvrage théorique sur l’alimentation et le classement schématique des aliments qui en découle nous conduit à l’étude des propriétés des divers aliments et aux modalités de leur obtention, préparation, ingestion et assimilation. C’est ce que nous vous proposerons dans un autre ouvrage où nous vous présenterons notre conception de la pratique de la diététique de santé qui ne saurait être pour nous, qu’une alimentation modulée, c’est-à-dire adaptée aux besoins de chacun suivant l’âge, l’activité, etc., en tenant compte de la spécificité des aliments humains et des compatibilités à observer dans l’utilisation de ces aliments.

ALIMENTATION ET SANTE

Nous vivons une époque où l’homme a la prétention d’affirmer qu’il a acquis des connaissances scientifiques très avancées. Cette prétention est dangereuse. Bien que la somme des connaissances scientifiques actuelles soit en réalité considérable, des lacunes importantes demeurent.
Ainsi au niveau de l’alimentation, des recherches élaborées ont été réalisées pour connaître la nature et les qualités de nos divers aliments. La mise en application des conclusions établies auraient dû contribuer à améliorer l’état sanitaire de la population. Cependant, la réalité ne s’est pas révélée conforme à ces espoirs. Bien plus, lorsque l’alimentation des peuples industrialisés s’est répandue chez les populations qui avaient, de nos jours, conservé un mode de vie traditionnel, l’état sanitaire de celles-ci s’est souvent très fortement détérioré.
Il eût pourtant été logique d’étudier, sérieusement, les régimes alimentaires des populations qui comprenaient des vieillards à la longévité exceptionnelle.
L’alimentation a une importance primordiale sur la qualité de la santé.
Une constatation élémentaire nous montre que la longévité est liée à un type d’alimentation « rustique » : c’est-à-dire à la consommation d’aliments entiers, non altérés par les techniques agro-alimentaires modernes.
A l’opposé, les aliments dénaturés « scientifiquement », ont engendré les maladies dites de notre « civilisation ».
Certes, l’alimentation n’est pas seule en cause dans l’entreprise de destruction systématique de la santé de nos contemporains, mais elle y occupe une place prépondérante. Et pour cette raison nous allons nous préoccuper, par une étude théorique, de concevoir une alimentation apte à engendrer une vraie santé.
Par la suite, nous présenterons les pratiques à observer pour nous nourrir sainement.
Préalablement à l’exposé des règles régissant les fonctions digestives, il nous semble important de porter notre réflexion sur la qualité des aliments que les hommes consomment actuellement.
En effet la prise des aliments est répétitive et même si pour les autorités les aliments obtenus par les procédés agricoles classiques sont acceptables, il n’est pas certain que ces aliments contenant à faibles doses des produits polluants, ne soient sur de nombreuses années finalement néfastes pour la santé de l’homme.
Il nous est apparu également capital de présenter nos réflexions sur la spécificité de la nourriture humaine. Même si à l’analyse divers aliments présentent des éléments de base communs indispensables à la vie de l’organisme ; ils ont cependant leur spécificité digestive propre compte tenu des possibilités des différents organismes animaux.
Et les résultats sanitaires à longue échéance sont fort différents, suivant qu’il y a adaptation plus ou moins effective entre les aliments ingérés et les possibilités digestives de leur receveur.
C’est à une réflexion sur l’ensemble de nos propositions que nous convions nos lecteurs, certain qu’ils ne demeureront pas indifférents face aux observations qu’ils pourront effectuer eux-mêmes, concernant leur nourriture habituelle.

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