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Jeûne et Santé

288 pages
23,00 €

Extrait :

INTRODUCTION

Cet ouvrage sur LE JEUNE par les PALIERS ALIMENTAIRES constitue une suite à ceux que nous avons rédigés précédemment.
LES FONDEMENTS DE L'HYGIÈNE VITALE qui prĂ©sente notre conception de la santĂ© et de la maladie. Cette opinion se rĂ©sume au fait que la maladie survient dans l'organisme lorsque la toxĂ©mie qui y existe surpasse le seuil de tolĂ©rance toxinique. Cette toxĂ©mie peut ĂȘtre d'origine externe, toxĂ©mie exogĂšne, ou Ă©laborĂ©e Ă  l'intĂ©rieur mĂȘme de l'organisme, toxĂ©mie endogĂšne.
LES SOURCES DE L'ALIMENTATION HUMAINE qui dĂ©finit les critĂšres favorables pour une alimentation de qualitĂ©. Nous avons classĂ© les principaux aliments en trois grandes catĂ©gories : les aliments de dĂ©gĂ©nĂ©rescence, les aliments de compromis, les aliments de haute qualitĂ©. Cette classification nous a entraĂźnĂ© Ă  concevoir le type de l'alimentation originellevde l'homme que nous estimons ĂȘtrevfruito-vĂ©gĂ©tarien.
ALIMENTATION ET SANTÉ : la mĂ©thode simple des associations (actuellement sousvforme de livrets) qui informe sur les diverses rĂšgles alimentaires qui rĂ©gentent la digestion, l'assimilation et l'utilisation des nutriments indispensables Ă  la vie de l'organisme.
Nous conseillons donc vivement Ă  nos lecteurs de se reporter Ă  ces textes pour mieux comprendre la pensĂ©e que nous exprimons dans ce prĂ©sent ouvrage. Cependant, celui-ci comporte en lui-mĂȘme des rĂ©sumĂ©s de nos thĂšses antĂ©rieurement exposĂ©es, pour que sa lecture soit satisfaisante. AprĂšs avoir Ă©tĂ© initialement expĂ©rimentĂ©es Ă  Nature et Vie entre 1972 et 1976, les principes de jeĂ»ne par les paliers alimentaires ont Ă©tĂ© rĂ©digĂ©s et publiĂ©s, sous forme de livrets, Ă  partir de 1977 dans la revue Nature et Vie. Ces livrets sont maintenant partiellement Ă©puisĂ©s, et il nous a paru opportun de reproduire leurs textes, parfois amĂ©nagĂ©s, en les regroupant dans la prĂ©sente publication. Au premier chapitre, nous nous sommes intĂ©ressĂ© aux possibilitĂ©s de jeĂ»ner. Cette relation de qui peut jeĂ»ner est essentielle pour repĂ©rer les diffĂ©rentes situations prĂ©alables au jeĂ»ne. Ensuite, nous avons regroupĂ© notre conception sur les rĂ©gimes alimentaires. Cette information est en effet indispensable pour comprendre la technique des paliers alimentaires.
Le chapitre sur l'entrĂ©e de jeĂ»ne dĂ©finit d'une maniĂšre fondamentale la pratique des paliers alimentaires. Nous avons exposĂ© un cas thĂ©orique pour mieux illustrer notre propos. Puis nous avons concrĂštement exposĂ© au jeĂ»neur les diffĂ©rentes activitĂ©s qui se produisent dans l'organisme au cours du dĂ©roulement du jeĂ»ne. Ceci est importantpour la comprĂ©hension du jeĂ»ne et donc pour son acceptation. Nous avons prolongĂ© ces informations en prĂ©sentant au lecteur le processus de conduite du jeĂ»ne, tel que nous l'utilisons au centre Nature et Vie. La comprĂ©hension de cette conduite permet au jeĂ»neur de devenir de plus enplus autonome dans la maniĂšre de mener son jeĂ»ne. Ensuite, nous en avons relatĂ© l'issue en prĂ©sentant la sortie du jeĂ»ne,en insistant sur la sortie normale et celle oĂč le jeĂ»ne est inachevĂ© : ceci permet au jeĂ»neur de mesurer son Ă©tat de santĂ©, et, par la suite, de pouvoir programmer un plan prolongĂ© de rĂ©novation. Puis nous avons prĂ©sentĂ© des thĂšmes: l'Ă©limination des toxines au cours du jeĂ»ne, durĂ©e et efficacitĂ© du jeĂ»ne. Ceux-ci permettent au lecteur de mieux en approfondir les problĂšmes. Nous avons poursuivi en exposant jeĂ»ner pour se rĂ©gĂ©nĂ©rer puis en prĂ©cisant certains concepts au cours du chapitre : conseils pratiques pour jeĂ»ner. Il nous a semblĂ© utile de proposer quelques tĂ©moignages qui ont l'avantage d'informer sur des cas de jeĂ»ne, vĂ©cus rĂ©cemment. Enfin, pour clore cet ouvrage, nous avons proposĂ© des informations sur le centre Nature et Vie oĂč s'est dĂ©roulĂ©e l'expĂ©rimentation des paliers alimentaires.

Chapitre 1. QUI PEUT JEÛNER

1. POURQUOI JEÛNER ?

Comme nous l'avons prĂ©cĂ©demment indiquĂ©, de nombreux symptĂŽmes sont engendrĂ©s par une surcharge toxinique inacceptable par l'organisme. Cette surcharge toxinique ne provient pas toujours du seul domaine alimentaire (toxĂ©mie exogĂšne), mais dĂ©coule d'un mode de vie incorrect Ainsi, les agressions de la vie moderne suffisent Ă  elles seules Ă  engendrer une toxĂ©mie gĂ©nĂ©rale trop Ă©levĂ©e pour l'organisme. MĂȘme si les troubles ne proviennent pas directement de divers dĂ©sĂ©quilibres alimentaires, la rĂ©sorption de la toxĂ©mie qui les engendre ne peut ĂȘtre efficacement obtenue que par l'abstention de nourriture et la pratique du jeĂ»ne qui, en accĂ©lĂ©rant l'Ă©limination, entraĂźneront un retour vers une situation de santĂ© correcte. MĂȘme si la nourriture n'est pas la cause directe des troubles — mais elle l'est trĂšs gĂ©nĂ©ralement, par la mauvaise qualitĂ© des aliments (non biologiques) et leur assemblage en mauvaises associations — seule l'abstention de toute nourriture durant quelque temps permettra d'Ă©vacuer l'arriĂ©rĂ© toxinique qui demeure en permanence dans l'organisme. Une rĂ©duction, mĂȘme trĂšs forte, de l'alimentation, si elle peut accroĂźtre l'Ă©limination toxinique, ne peut en gĂ©nĂ©ral permettre aux organes excrĂ©teurs (reins, foie, poumons, peau) de se rĂ©nover eux-mĂȘmes suffisamment pour que leurs capacitĂ©s fonctionnelles d'excrĂ©tion redeviennent aptes Ă  rĂ©sorber, Ă  l'avenir, les toxines engendrĂ©es normalement par l'organisme.
Ces toxines s'ajoutent Ă  la toxĂ©mie rĂ©siduelle qui existe gĂ©nĂ©ralement en permanence dans l'organisme. Ainsi, quelle que soit la nature des troubles qui nous sont exposĂ©s, nous proposons invariablement Ă  nos interrogateurs d'entreprendre un jeĂ»ne pour amoindrir et parfois supprimer dĂ©finitivement leurs problĂšmes de santĂ©. Il faut ĂȘtre honnĂȘte, mĂȘme si le jeĂ»ne est un moyen simple, presque trop simple puisque nombre de guĂ©risseurs officiels ou parallĂšles ne s'y attardent pas, pour attĂ©nuer et rĂ©sorber les troubles de santĂ©, il ne peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme une panacĂ©e universelle apte Ă  tout rĂ©gĂ©nĂ©rer — il y a des cas en situation irrĂ©versible — ni encore moins comme une technique qui empĂȘchera dĂ©finitivement les troubles supprimĂ©s de resurgir. En effet, si le malade continue aprĂšs le jeĂ»ne son mode de vie dĂ©fectueux, les mĂȘmes causes produisant les mĂȘmes effets, les symptĂŽmes de maladie antĂ©rieurs, ou de nouveaux symptĂŽmes relais, ne manqueront pas de faire leur apparitioninĂ©vitablement.
Le jeĂ»ne, s'il est un moyen naturel extraordinaire de rĂ©sorption des troubles desantĂ©, ne constitue en rien une technique dĂ©finitivement prĂ©ventive pour Ă©viter la rĂ©apparition de troubles. Plusieurs questions doivent encore ĂȘtre Ă©lucidĂ©es : — Faut-il s'occuper du seul symptĂŽme de maladie apparent, ou doit-on s'atteler Ă la rĂ©novation, plus profonde, de l'ensemble de l'organisme par les techniques vitales appropriĂ©es ? La mĂ©decine suppressive se bornera Ă  faire disparaĂźtre les troubles par quelque mĂ©dication d'origine synthĂ©tique ou autre. L'hygiĂšne vitale, par contre, offrira au malade un mode de vie qui lui permettra un vĂ©ritable retour Ă  la santĂ©, sans risque de « rechutes » ultĂ©rieures. — Lorsque le malade perçoit la possibilitĂ© de se rĂ©nover en adoptant un mode de vie conforme aux lois de la nature, il dĂ©sire ĂȘtre trĂšs rapidement rĂ©tabli. Pour ce faire, il fonce sans prĂ©caution dans la technique du jeĂ»ne. Cela peut ĂȘtre dangereux,et si par maladresse il n'obtient pas les rĂ©sultats escomptĂ©s, il va ĂȘtre aussi prompt Ă  condamner le jeĂ»ne et Ă  se lancer dans une nouvelle quĂȘte d'une technique apte Ă  le guĂ©rir. Il faut tenter de rompre avec cette attitude empressĂ©e, qui est dans tous les domaines la caractĂ©ristique principale du monde moderne industrialisĂ©.
Il est nĂ©cessaire d'accepter le lent cheminement de la rĂ©novation sanitaire qui se fera conformĂ©ment aux lois naturelles, sans prĂ©cipitation ou excĂšs nĂ©fastes. Pour rĂ©aliser son retour Ă  une vraie santĂ©, le patient devra se pĂ©nĂ©trer des principes nouveaux de l'hygiĂšne vitale qui viennent bousculer ses conceptions antĂ©rieures acquises dans la famille, ou Ă  l'Ă©cole, sous le dirigisme vigilant des propagateurs dumonde mĂ©dical officiel. Il lui faudra patiemment attendre que sa comprĂ©hension des techniques vitales — et du jeĂ»ne en particulier — soit Ă  un niveau suffisant pour tenter des expĂ©riences concrĂštes de rĂ©novation. Utiliser une technique que l'on comprend mal et que l'on applique mal trop souvent, risque d'aboutir Ă  l'Ă©chec et, partant, Ă  l'abandon de cette technique vitale. Le jeĂ»ne est une mĂ©thode qui peut ĂȘtre utilisĂ©e, avec discernement, pour attĂ©nuer et rĂ©sorber des troubles qui d'apparence ne semblent pas liĂ©s Ă  un quelconque dĂ©sordre alimentaire. Il faut cependant ĂȘtre prudent dans sa mise en application et ne pas l'utiliser dansles rares cas de contre-indication qui peuvent parfois se prĂ©senter.

II.QUAND JEÛNER ?

« Quelle est la meilleure Ă©poque pour entreprendre un jeĂ»ne ? » VoilĂ  une interrogation qui nous est rituellement adressĂ©e. Notre rĂ©ponse est Ă©galement invariable : « Il faut jeĂ»ner lorsqu'on en ressent vraiment la nĂ©cessitĂ©, et seul le postulant jeĂ»neur peut, en ce qui le concerne, sentir au plus profond de lui-mĂȘme cet appel vers le jeĂ»ne. » Il y a parfois des interfĂ©rences sociales qui font que le candidat jeĂ»neur ne peut se libĂ©rer au moment oĂč il Ă©prouve l'envie de jeĂ»ner. Il devra alors jeĂ»ner dĂšs que cela lui sera possible. Il n'est pas bon de maintenir son organisme dans une surcharge toxĂ©mique excessive car, si le mode de vie prĂ©sente des dĂ©fectuositĂ©s, cette toxĂ©mieira en s'accroissant et cela peut aboutir Ă  des situations difficiles sinon dangereuses. DĂšs que les signaux d'alarme indiquent des symptĂŽmes liĂ©s Ă  un Ă©tat toxĂ©mique,il faut jeĂ»ner. Il existe des lois sociales qui permettent d'arrĂȘter les activitĂ©s professionnelles ; il faut en user Ă  bon escient, si nĂ©cessaire, sans remords de conscience.Un jeĂ»ne entrepris Ă  temps coĂ»tera moins cher Ă  la sociĂ©tĂ© qu'une longue maladie provoquĂ©e par un manque de soins hygiĂ©nistes Ă©lĂ©mentaires. Une autre question qui prĂ©occupe les jeĂ»neurs est celle de choisir la meilleure Ă©poque de l'annĂ©e pour entreprendre le jeĂ»ne. Nous l'avons dit prĂ©cĂ©demment : la meilleure Ă©poque, surtout lorsque l'organisme est toxĂ©mique, est le moment prĂ©sent quel qu'il soit. Mais lorsque le candidat jeĂ»neur n'est pas dans une situation toxĂ©mique excessive, il peut, pour son jeĂ»ne annuel d'entretien, choisir la pĂ©riode qui lui convienne le mieux, s'il a tout loisir de dĂ©cider comme bon lui semble.
Alors quelle pĂ©riode de l'annĂ©e faut-il choisir ? Certains auteurs proposent la saison chaude, l'Ă©tĂ©, ou Ă  dĂ©faut le printemps ou l'automne, en se tenant au fait que le jeĂ»neur tend Ă  ĂȘtre plus sensible au froid au cours du jeĂ»ne. En fait, la frilositĂ© que ressent le jeĂ»neur — ou le mal portant en gĂ©nĂ©ral — n'est pas strictement liĂ©e Ă  la tempĂ©rature environnante. Elle est liĂ©e Ă  l'importance du retrait de l'Ă©nergie des zones peauciĂšres pĂ©riphĂ©riques, cette Ă©nergie Ă©tant redistribuĂ©e vers les lieux internes oĂč se produisent des Ă©liminations intenses. En quelque sorte, c'est l'extension Ă  tout l'organisme du phĂ©nomĂšne connu des mal portants : un froid aux mains, aux pieds, au nez aussi. Nous avons l'habitude de dire au jeĂ»neur : « Le froid est en vous, non pas hors de vous. » Il va de soi qu'une tempĂ©rature extĂ©rieure froide accentue cette frilositĂ©, mais la vĂ©ritable cause est au niveau de la toxĂ©mie du patient, et lorsque cette toxĂ©mie diminuera, la sensation de froid disparaĂźtra d'elle-mĂȘme. En termes brefs, les frileux sont des toxĂ©miques mal portants ; ceux qui supportent une tempĂ©rature fraĂźche sans difficultĂ© sont en gĂ©nĂ©ral en meilleure santĂ©. Il est vrai que l'activitĂ© physique vient interfĂ©rer dans la sensation de froid et de chaud. Et il va de soi qu'en activitĂ© rĂ©duite — travail de bureau — la basse tempĂ©rature est difficilement supportable.
Alors, quand jeĂ»ner ? En Ă©tĂ©, en hiver, en intersaison ? Et bien nous avons d'autres considĂ©rations pour penser, contrairement Ă  l'opinion des diffĂ©rents auteurs qui se sont exprimĂ©s sur le jeĂ»ne, que la pĂ©riode estivale Ă  forte tempĂ©rature n'est pas forcĂ©ment la meilleure pour accomplir le jeĂ»ne. Nous pensons en effet qu'il existe, pour un organisme, deux niveaux diffĂ©rents de tempĂ©rature qui sont favorables Ă  son travail d'Ă©limination pendant le jeĂ»ne. La premiĂšre tempĂ©rature, celle Ă  laquelle tous les auteurs ont songĂ©, est la tempĂ©rature du milieu qui entoure les muscles, la peau, en bref lesparties extĂ©rieures du corps. Elle doit ĂȘtre confortable : pour une personne habillĂ©e, elle peut ĂȘtre de l'ordre de 18° Ă  26°. Au-dessous de 18° la frilositĂ© apparaĂźt, au-dessus de 26° il commence Ă  y avoir excĂšs de chaleur, et dans les deux cas des mĂ©canismes de compensation organique commencent Ă  jouer pour assurer le bien-ĂȘtre du corps. Par exemple, la situation dite de « la chair de poule » tend Ă  conserver la chaleur dans l'organisme. La seconde tempĂ©rature est celle de l'air qui pĂ©nĂštre dans les poumons du jeĂ»neur. Un air trop chaud ralentit le travail d'Ă©limination au niveau pulmonaire. Cette seconde tempĂ©rature doit osciller entre 16° et 20°. L'idĂ©al pour le jeĂ»neur est de respirer un air frais tout en ayant son corps bien au chaud. L'excĂšs de chauffage de l'air ambiant que l'on rencontre dans certaines chambres de jeĂ»neurs constitue un handicap au dĂ©roulement convenable du jeĂ»ne. En Ă©tĂ©, il existe parfois un air surchauffĂ© qui entraĂźne le ralentissement du jeĂ»ne. En hiver, il y a souvent excĂšs de chauffage artificiel de l'air ambiant et on retrouve le mĂȘme phĂ©nomĂšne d'entrave Ă  l'Ă©limination pulmonaire.
La pĂ©riode qui nous apparaĂźt la plus favorable Ă  l'entreprise du jeĂ»ne semble ĂȘtre le printemps, Ă  l'Ă©poque oĂč le chauffage d'hiver ne devient plus nĂ©cessaire. En seprolongeant, -le jeĂ»ne se termine dans une pĂ©riode plus chaude de fin de printemps, favorable Ă  la rupture de jeĂ»ne et Ă  la reprise alimentaire. Notons que c'est Ă  cette Ă©poque que se produit le demi jeĂ»ne des Hounza, pour une autre raison il est vrai : celle de la rarĂ©faction de leur nourriture. De mĂȘme la pĂ©riode prĂ©automnale, ne nĂ©cessitant pas le chauffage, est Ă©galement favorable au dĂ©roulement du jeĂ»ne. Cependant, le jeĂ»ne dans ce cas risque de se terminer en pĂ©riode plus froide, moins intĂ©ressante qu'Ă  la fin du printemps. Il y a d'autres Ă©lĂ©ments qui pourraient entrer en ligne de compte afin de dĂ©terminerl'Ă©poque idĂ©ale pour entreprendre le jeĂ»ne. Les cycles alimentaires sont Ă  considĂ©rer. Nous ne nous alimentons pas d'une maniĂšre uniforme durant toute l'annĂ©e ; nous mangeons davantage en pĂ©riode hivernale — en situation d'activitĂ© — qu'en toute autrepĂ©riode. Le jeĂ»ne post-hivernal semble donc s'imposer naturellement. En revanche, certains avancent que l'hiver est la pĂ©riode idĂ©ale parce que des animaux l'utilisent pour l'hibernation : rĂ©duction de l'activitĂ© et de la nourriture pour assurer la survie. Il n'y a pas Ă  vrai dire de pĂ©riode d'hibernation proprement dite chez l'homme, bien que l'on devrait normalement observer un ralentissement des activitĂ©s pendant l'hiver.
En conclusion, répétons qu'il faut jeûner, quelle que soit la saison, quand la nécessité s'en fait ressentir. Cependant pour celui qui en a la possibilité, il est préférable dechoisir la période printaniÚre, plus favorable à l'accomplissement du jeûne.

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