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Compatibilités alimentaires

256 pages

Extrait :

AVANT-PROPOS

L’alimentation de l’homme des sociétés industrielles occidentales est devenue complexe.
Cette complexité provient de divers facteurs. L’alimentation de l’homme y est principalement omnivore d’une part et d’autre part les aliments consommés sont obtenus majoritairement par une agriculture utilisant des engrais chimiques, ainsi que des produits de conservation et d’amélioration.
Certes en rébellion à ce type d’agriculture dont on s’aperçoit seulement maintenant de ses dangers, une agriculture dite « biologique » s’est développée, mais pour le moment en proportion insuffisante pour nourrir un nombre important de personnes.
Un premier choix consistera donc à rechercher ces aliments de qualité aptes à favoriser une excellente santé.
Une seconde réflexion nous portera vers l’examen des différents aliments que nous consommons. Ainsi devrons-nous nous interroger sur les quantités importantes de produits carnés absorbés (viandes, poissons, volailles, animaux de la mer, etc.).
Les responsables de la santé publique tirent des sonnettes d’alarme en faisant remarquer que ces produits sont parfois consommés en trop grandes proportions.
En effet après ingestion, assimilation et utilisation au niveau cellulaire, ils génèrent des poisons fort toxiques, notamment l’urée et l’acide urique.
Ceux-ci doivent être modifiés par les organes excréteurs (notamment foie et reins) avant évacuation hors de l’organisme.
De leur excès de consommation découlent de nombreux troubles de santé, parfois invalidants (maladies cardio-vasculaires, cancers, arthrose, arthrite, etc.).
Les quantités de viande consommées varient considérablement dans le monde. Dans les pays développés on mange environ 224 grammes de viande par jour et par personne, contre seulement 31 grammes par jour en Afrique.
Les experts de la santé proposent une limitation à 90 grammes par jour et par personne. Par dérive irrationnelle, les occidentaux se surchargent dangereusement en protéines animales. L’homme ne possède par les organes excréteurs des carnivores.
Il sera probablement difficile d’inverser la tendance dans les prochaines années, mais une réflexion nouvelle sur le plan écologique, prône une réduction de ces aliments.
Alors faut-il devenir végétarien ? Peut-être, c’est à chacun de se déterminer sur ce plan.
Néanmoins le végétarisme pousse à consommer de grandes quantités d’amidons, principalement de céréales. Or l’homme n’est pas non plus un oiseau pour consommer autant de graines. Leur digestion fatigue énormément les organes cardio-pulmonaires, cœur et poumons.
Il est préférable de se tourner vers l’alimentation des primates que nous sommes. Il s’agit alors de se nourrir principalement de fruits et de légumes. Ces aliments sont largement prônés actuellement par l’ensemble des diététiciens.
Cependant il n’en a pas toujours été ainsi.
Vers la fin du XIXe siècle, alors que les assises d’une bonne hygiène ne sont pas encore bien en place, une méfiance perdure à leur égard. Les populations les suspectent de jouer un rôle dans les diarrhées récurrentes qui les affectent.
Etonnamment lÂ’essor de lÂ’Ă©tude scientifique de lÂ’alimentation va leur nuire gravement.
Les scientifiques du début du XXe siècle identifient les trois nutriments principaux des aliments alors dénommés : albumines, graisses et hydrates de carbone, (aujourd’hui appelés : protides, lipides et glucides).
Ils découvrent que ces aliments fournissent de l’énergie mesurable en calorie.
Les aliments sont alors analysés par rapport à ces critères. Evidemment les fruits et légumes ne sont pas généralement les plus énergétiques. D’où leur dénigrement.
Peu à peu, il se produira une sorte de revirement : une « révolution verte alimentaire ».
C’est avec l’apparition des vitamines, puis des sels minéraux que leur cote remontera. Bientôt il ne sera plus question que de préserver la précieuse vitalité dont ils sont porteurs. Manger « frais » devient un impératif diététique.
Et vers le milieu du siècle, la découverte de l’importance des fibres alimentaires pour le transit intestinal viendra encore valoriser leur consommation.
Nous voilà donc rapprochés scientifiquement de la nourriture des primates : celle de « nos cousins les singes ».
L’observation de leur alimentation montre qu’ils s’alimentent – dans leur environnement naturel – selon une procédure assez simple où les repas comprennent peu de variétés à la fois, générant une alimentation plutôt monotone.
On est bien loin de la complication créée par la cuisine sophistiquée et en total désordre alimentaire.
Cette cuisine est principalement préoccupée par la recherche exacerbée du goût, sans se douter des désordres intestinaux qu’elle crée dans les organismes.
Vers 1920, le russe Pavlof met en évidence que les divers aliments consommés sont digérés sous l’action de sucs digestifs spécifiques, agissant parfois dans des milieux environnants opposés chimiquement.
Certains diététiciens prônèrent alors la pratique d’une alimentation homogène, respectant l’action de ces sucs digestifs, en contrepoint de l’alimentation hétérogène fourre-tout, généralement pratiquée plus par héritage social que par des règles scientifiques assurées
Il y a plus de quarante ans que nous enseignons une alimentation simplifiée tenant compte des règles scientifiques de la digestion.
Nous nous sommes intéressés également aux temps de digestion pour savoir « marier » les différents aliments.
C’est à ce voyage vers les « compatibilités alimentaires » que nous vous convions à travers cet ouvrage.
Les assises de cette expérimentation des associations alimentaires, perdurent depuis plusieurs décennies, ce qui permet de les présenter maintenant en toute sécurité au public.
Connaître les règles scientifiques de la digestion est un moyen naturel et certain d’accéder à une bonne santé.
L’application des règles élémentaires des compatibilités alimentaires apportera à ceux qui auront la sagesse de les utiliser avec discernement, sans excès et sans maniaquerie, un bien-être qui récompensera les efforts réalisés pour simplifier leur alimentation.
Par ailleurs, alors que l’éveil de l’esprit citoyen préconise une « éco-consommation », éviter de cumuler excessivement de la nourriture, représente un premier pas vers la décroissance, prônée écologiquement.
Les compatibilités alimentaires permettent d’accéder à une alimentation raisonnée et justifiée.

INTRODUCTION

Les règles concernant les compatibilités alimentaires impliquent la connaissance des bases de la diététique, notamment les nutriments de base : protides, glucides, lipides, sels minéraux, vitamines.
Ensuite, il sera nécessaire d’appréhender les processus de la digestion des aliments, pour comprendre comment il est logique de les associer, en tenant compte des possibilités digestives.
Certaines personnes trouvent compliquées ces règles des compatibilités alimentaires, alors qu’en fait elles génèrent des repas plus simples que ceux traditionnels.
En réalité il s’agit d’apprendre un autre « langage alimentaire » différent de celui traditionnel dont on a été imprégné lentement.
Outre la révision bienvenue des connaissances de la diététique moderne, il s’avère que ces nouvelles règles s’imposent d’elles-mêmes naturellement, lorsqu’elles sont bien comprises.
L’objectif principal étant d’améliorer la digestion et par conséquent l’état sanitaire.
En effet la pratique, judicieusement appliquée, de ces règles aura principalement pour effet d’alléger l’important travail de la digestion en réduisant d’une manière significative les fermentation et putréfaction intestinales.
Il va de soi que l’estomac de l’homme ne peut digérer sans difficultés toutes les combinaisons imaginables des aliments, et c’est malheureusement ce qui est le plus couramment observé, particulièrement dans la cuisine sophistiquée.
Seul l’homme par dévoiement, est capable d’agir ainsi. Les animaux, en leur état naturel, consomme une alimentation correspondant à leur espèce. Leur prise de nourriture est simple et constitue généralement une alimentation simplifiée et monotone.
Contrairement aux hommes des contrées industrielles, ils ne disposent pas de grandes variétés d’aliments.
Primitivement les humains existaient grâce à une alimentation simplifiée et limitée et de ce fait les complications alimentaires digestives étaient moindres.
D’évidence, les aliments que l’on ne digère pas n’apportent guère de profit nutritionnel. Manger compliqué en risquant des perturbations digestives, constitue un gaspillage nutritionnel et conséquemment financier.
Les cours de diététique précisent les règles normales de la digestion. Que penser alors des situations anormales générées par des choix totalement anarchiques ?
C’est pour s’opposer à ces aberrations que nous proposons la voie des compatibilités alimentaires.
Cet ouvrage s’appuie essentiellement sur la cohérence des connaissances occidentales en matière de diététique. C’est dans ce sens que nous présentons quelques réflexions à propos des principaux nutriments reconnus qui interviennent dans notre nutrition : les protéines, glucides, lipides, vitamines, sels minéraux.
Ces études ont été poursuivies par celles concernant la digestion et les compatibilités alimentaires. A ce propos nous nous sommes reporté, d’une part aux lois biologiques connues qui s’appliquent à la digestion et d’autre part à l’expérimentation que nous avons pu mener tant sur nous-même, qu’avec la collaboration des membres de l’association Nature et Vie, durant ces quarante dernières années.
Le résultat de cette recherche peut se définir par le souci de simplifier l’alimentation habituelle trop riche, trop lourde, trop compliquée et partant, dangereuse pour l’organisme. Cette simplification s’obtient en appliquant les règles digestives qui concernent les divers aliments. C’est leur ensemble que nous avons appelé : les compatibilités alimentaires. Nous avons accordé un développement important pour présenter les associations alimentaires compatibles. De fait, elles constituent l’aspect fondamental de cet ouvrage.
Cette opinion concernant les groupements d’aliments dans un même repas, ne manquera pas d’interpeller nos lecteurs. Nous souhaitons qu’ils expérimentent sincèrement nos propositions avant que d’arrêter leurs conclusions.
Après l’étude des processus alimentaires tendant à simplifier la digestion, nous avons souhaité aborder l’étude de l’absorption et celle de l’assimilation des nutriments.
Digestion, absorption et assimilation sont les trois phases préliminaires qui préparent les nutriments nécessaires à la vie de l’organisme. Les propositions que nous exposons au lecteur devraient favoriser un meilleur « rendement » alimentaire et partant, un approvisionnement satisfaisant en nutriments nécessaires pour entretenir la vie.
Notre régime alimentaire nous informe sur l’état de notre santé, et réciproquement, un état de santé adéquat implique que le régime alimentaire adopté est satisfaisant. C’est donc à chacun de se sentir pour déterminer si le régime alimentaire adopté lui convient.
Ces études nous permettent de présenter au lecteur les principales connaissances concernant les quantités d’aliments nécessaires. Nous l’avons fait en définissant les équilibres et rations alimentaires satisfaisants en fonction des situations de vie, et notamment de l’âge.
Nous avons ensuite présenté notre conception des régimes alimentaires. Après avoir rappelé que l’alimentation traditionnelle se situé en régimes hétérogènes, nous avons abordé la définition des régimes homogènes : les régimes complémenté, associé, idéal.
L’utilisation de ces différents modes alimentaires doit permettre à chacun d’aller plus avant s’il le désire et s’il le peut, compte tenu de l’ensemble de ses facteurs personnels, vers la pratique de l’alimentation idéale.
Mais quel que soit le régime adopté, il nous semble sage qu’une modulation alimentaire s’instaure en tenant compte des périodes de l’année et des situations d’âge. Cette modulation se réalisera par le passage d’un régime alimentaire à un autre plus ou moins complexe, en tenant compte des paliers alimentaires observables dans la pratique de chaque régime adopté.

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