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Le corps humain

319 pages
19,00 €

Extrait :

LE CORPS HUMAIN

L'Organisme

Les parties qui constituent le corps sont bien distinctes les unes des autres : elles sont appelées organes. Ainsi le cœur, les poumons, l'estomac, les muscles, etc. sont des organes. Le corps de l'homme est composé d'assemblages d'organes : c'est un organisme. Certains organes se groupent en ensemble pour l'accomplissement de fonctions bien définies. Ces ensembles sont appelés appareils (ou systèmes). Ainsi on peut décrire des appareils digestif, respiratoire, circulatoire ; mais on parle aussi du système musculaire, du système nerveux, etc. La description des organes et appareils représente l'anatomie. Par contre, l'étude de leur fonctionnement constitue la physiologie. La biologie est la science de la vie.

Tissus et cellules

Si notre corps est constitué d'organes, ceux-ci sont eux-mêmes formés de matériaux appelés tissus. Ceux-ci sont composés d'éléments microscopiques appelés cellules.

Le tissus de la peau

Dans l'épaisseur de la peau, on distingue deux régions : une partie superficielle mince qui porte les poils, une partie profonde, plus épaisse, souple, chargée de graisse, sillonnée de vaisseaux sanguins. La partie superficielle est appelée épiderme : il forme les poils et les ongles. La zone profonde se nomme le derme : il est riche engraisse et contient des vaisseaux sanguins et des nerfs. Ce derme est suffisamment souple pour permettre à la peau de glisser sur les muscles et les os notamment. Epiderme et derme constituent des tissus de la peau.

Le tissus d'un os long

Le corps est soutenu par une charpente osseuse : le squelette. L’os en apparence inerte, parce que dur et rigide, est en réalité vivant. Il est nourri par le sang, s'accroît chez les jeunes et se remanie continuellement chez les adultes. L'os long est formé de différentes parties : os spongieux, os compact, moelle, cartilages : elles constituent les tissus d'un os long.

Les autres tissus

La "chair" des muscles est principalement constituée d'un matériau appelé tissu musculaire. Les muscles sont enveloppés par un tissu qui rappelle la demie de la peau. Par ailleurs, ils sont pénétrés par des nerfs et des vaisseaux sanguins. Du tissu musculaire se retrouve dans des parois comme celles des vaisseaux sanguins, du tube digestif, de la vessie, etc. Le cœur est principalement formé par du tissu musculaire. Il renferme aussi des vaisseaux sanguins et des nerfs. Les nerfs, le cerveau, la moelle épinière sont essentiellement composés de tissu nerveux, celui-ci étant enveloppé de tissus tendant à le protéger. Le sang qui circule dans l'organisme, représente un tissu liquide.

Conclusions

L'interpénétration entre les divers tissus constitutifs des organes est générale dans le corps humain. Celui-ci représente donc un milieu complexe composé de divers tissus, contribuant à son bon fonctionnement. Le corps humain représente une merveilleuse machine dont nous devrions prendre soin. Or, c'est souvent l'attitude inverse qui prévaut. Prendre conscience de la complexité et de la richesse extraordinaire de fonctionnement de l'organisme nous rend nécessairement plus responsable vis-à-vis de l'hygiène de vie que nous devrions adopter Pour maintenir ce véhicule-corps dans le meilleur état possible.

LA VIE CELLULAIRE

Formes, dimensions et structure des cellules

Toute cellule contient un corpuscule arrondi appelé le noyau entouré par un corps de cellule nommé cytoplasme. A la périphérie de celui-ci existe une membrane très mince. Ces cellules sont variables dans leurs formes et leurs dimensions. Généralement leur taille est très petite et se mesure en millièmes de millimètre appelés microns (1 mm = 1000 ?). Cependant certaines cellules sont dites géantes : c'est le cas des cellules nerveuses notamment, qui se prolongent dans les nerfs et dont la taille dépasse un mètre en longueur. En définitive, le corps de l'homme est formé de quantité de cellules diversifiées.

La différenciation cellulaire

L'homme est constitué de nombreuses cellules : c'est un être pluricellulaire appelé métazoaire. Le nombre de ces cellules est évalué approximativement à cent milliards de milliards ; ce qui représente un nombre impressionnant. Ces cellules ne sont pas semblables. On les classe en espèces. Cependant toutes ces espèces proviennent d'une même cellule originelle appelée œuf. Celui-ci provient de la réunion d'un spermatozoïde mâle avec un ovule femelle. Séparément le spermatozoïde ou l'ovule ne présentent naturellement que quelques heures de survie, et encore à condition d'exister dans les organes génitaux appropriés. Notons que les processus scientifiques permettent par congélation, de conserver sur des périodes plus longues ces mêmes éléments vitaux. Leur réunion pour former un œuf génère une espérance de vie de près d'un siècle, c'est véritablement phénoménal. Cet œuf unique se divise en deux nouvelles cellules qui demeurent accolées. Celles-ci se divisent à nouveau et ainsi de suite. Il se forme un ensemble de cellules toutes identiques. Mais là, une transformation spectaculaire engendre des cellules spécifiques : cellules musculaires, cellules nerveuses, cellules du sang, etc. Ce phénomène est nommé la différenciation cellulaire. Les cellules, à l'origine toutes semblables se distinguent entre elles en subissant des modifications de structures, de formes, afin de permettre des fonctionnements spécifiques.

La vie des cellules

Les Protozoaires
Les animaux les plus simples ne comportent qu'une seule cellule. Ils sont appelés unicellulaires ou protozoaires. Ces unicellulaires absorbent des aliments en les entourant de leur cytoplasme. Les aliments finissent par passer la membrane et se retrouver à l'intérieur du corps de la cellule. Là, à l'intérieur du corps cellulaire, les aliments sont transformés en nutriments sous les effets d'un processus de digestion. Alors se produit l'utilisation de ces nutriments par la cellule, par l'intermédiaire de l'assimilation. Les nutriments deviennent de la substance vivante identique à celle de la cellule. Cette création de nouvelle matière vivante, par incorporation progressive, représente certainement l'une des plus belles prouesses de la capacité vitale de la cellule pour générer la vie. En parallèle de cet apport alimentaire se produit une autre préhension dans le milieu extérieur environnant de la cellule : celle de l'oxygène : c'est le phénomène de la respiration cellulaire. Les unicellulaires se meuvent généralement dans un milieu aquatique, et c'est donc la partie d'oxygène de l'air dissous dans l'eau qui sera absorbée directement au travers de la membrane cellulaire. Cet oxygène va s'associer avec le carbone alimentaire pour générer l'énergie nécessaire à la vie de la cellule. L'utilisation des nutriments, seuls ou en combinaison avec l'oxygène, crée des déchets. La cellule va modifier et grouper ces substances devenues inutilisables et de plus nocives : c'est l'excrétion des déchets cellulaires. Ces produits néfastes à la cellule sont alors rejetés hors du cytoplasme en traversant la membrane pour être déposés dans le milieu environnant. C'est l'élimination des déchets cellulaires qui, dans le cas d'un organisme unicellulaire, se confond avec l'évacuation des déchets cellulaires hors de l'organisme.
Ces opérations de nettoyage qui se situent en fin de chaîne de l'approvisionnement alimentaire, sont essentielles pour assurer à la cellule une qualité de vie excellente. La création de matière nouvelle à l'intérieur de la cellule engendre un agrandissement cellulaire. Arrivée à un certain niveau de croissance, la cellule va se diviser en deux pour se multiplier : ce sont les fonctions vitales de croissance et de multiplication. Les cellules vivent en manifestant des formes d'existence. Elles se déplacent en se déformant sous l'effet des mouvements cytoplasmiques : c’est la fonction de mouvement. Pour assurer ces déplacements, la cellule est apte à créer de l'énergie à partir des apports nutritionnels. Elle est capable également de générer de la chaleur et des courants électriques. Pour aller à la recherche des aliments ou de l'oxygène situés dans leur environnement immédiat, les cellules réagissent à ce qui les entoure : elles sont excitables et possèdent une certaine sensibilité. Ainsi les cellules réagiront aux variations de température, à celles de la lumière, des sons, également à l'existence de corps favorables ou dangereux dans leur entourage.
Tout cela procède de fonctions de survie qui permettront à la cellule d'assurer au mieux ses possibilités d'existence. Toutes les cellules unicellulaires ou protozoaires obtiennent leurs aliments, ainsi que leur oxygène, directement de leur milieu extérieur environnant. Inversement elles y rejettent directement toutes leurs substances d'excrétion (déchets alimentaires et respiratoires). De ce fait, leurs possibilités de survie et la qualité de leur existence dépendent de ce milieu extérieur environnant. Celui-ci doit être bien pourvu en aliments et suffisamment aéré. II doit cependant être également en mouvements constants pour débarrasser les déchets qui viennent l'encombrer. Ces deux phases d'approvisionnement et d'évacuation sont essentielles pour la vie des unicellulaires. Les aliments et les déchets se côtoient à proximité de la membrane de la cellule. Celle-ci possède la faculté de sélectionner ce qui doit entrer et ce qui doit sortir. Cette faculté représente une attitude primordiale pour la cellule afin d'assurer ses fonctions vitales. Si l'approvisionnement fait défaut, il s'en suit une insuffisance nutritionnelle et le dépérissement, plus ou moins rapide se mettra en route. Inversement, si l'évacuation des déchets s'effectue de manière réduite, il se produira une intoxination cellulaire qui portera aussi à la disparition. Ainsi la réussite vitale pour la cellule consistera à réussir sur ces deux plans : s'approprier les aliments nécessaires et évacuer les déchets qui résultent de leur utilisation.
Les métazoaires
Les métazoaires existent dans des organismes pluricellulaires : ainsi en est-il des cellules humaines. L'homme est un métazoaire. Chaque cellule d'un métazoaire fonctionne globalement sur le mode que nous venons de décrire pour la cellule unique. Ainsi chaque cellule humaine, quelle que soit sa spécificité, devra recevoir ses nutriments indispensables. Mais alors que pour l'unicellulaire tout se passait autour de sa membrane extérieure, pour les pluricellulaires les processus sont bien plus compliqués. En résumé, les aliments devront être absorbés puis transformés par la digestion. Ce qui requiert déjà un appareil digestif approprié. Ensuite, les nutriments élaborés devront être transportés vers l'ensemble des cellules constitutives du corps humain : ce qui nécessite l'entrée en action de l'appareil circulatoire adéquat. Les nutriments seront alors assimilés par les diverses cellules et se transformeront en matières différentes spécifiques de l'organisme (os, muscle, nerf, etc.). Ceci représente déjà une possibilité extraordinaire qui se reproduit constamment au cours de l'existence. Ces opérations sont sous l'emprise de mécanismes internes de régulation (glandulaires, nerveux) qui contribuent encore à la réussite de la vie globale des cellules.
Que surgisse un dysfonctionnement parmi les rouages de cette machine à approvisionner les cellules et c'est le début du péréclitement des cellules. Parallèlement à cet approvisionnement alimentaire, s'effectue un apport en oxygène à chaque cellule : c'est la fonction de respiration si vitale. Pour l'unicellulaire, l'oxygène se trouvait à proximité de sa membrane. Pour les pluricellulaires, ce sont des appareils complexes : respiratoire puis circulatoire qui vont être utilisés pour approvisionner chaque cellule. Ordinairement tout cela fonctionne en harmonie. Ces apports (aliments et oxygène) ont pour objectifs outre de créer de la matière, d'élaborer aussi de la chaleur dans les organismes et de produire de l'énergie nécessaire aux mouvements et actions divers de l'organisme. Tout cela étant dirigé par des mécanismes de coordinations très efficaces. L'utilisation des nutriments et de l'oxygène, si elle assure la vie globale de l'ensemble des cellules, a comme résultante normale de générer des déchets qui intoxinent ordinairement les cellules. Celles-ci doivent alors s'en débarrasser pour assurer leur capacité d'exister. Ici aussi les possibilités d'élimination (ou rejet) des déchets ou toxines de l'intérieur de la cellule, les nécessités de les transporter vers des stations de transformation (les organes d'excrétion) puis les contraintes d'évacuer ces produits néfastes en dehors de l'organisme, nécessiteront des appareils complexes (circulation, excrétion) et des mécanismes de régulations sophistiqués.
On ne peut qu'être en admiration devant les prouesses quotidiennes et constantes d'une telle "machine" pour assurer sa survie. Durant le temps de la jeunesse, l'organisme mettra en fonctionnement des possibilités d'accroissements cellulaires pour parvenir à sa maturité. Pour les pluricellulaires, tout sera encore complexe et réussi généralement. Ces mécanismes de croissance cellulaire s'adapteront avec l'âge en fonction de programmations génétiques. Vivre intelligemment avec ses cellules consiste à leur assurer un accompagnement intelligent plutôt qu'une hostilité constante. Encore faut-il savoir comment procéder et surtout ne pas malfaire. Des milliards de cellules humaines, bien peu sont en contact direct avec le milieu extérieur.
Comme nous l'avons relaté précédemment, les nutriments et l'oxygène leur sont apportés par des liquides circulants (sang et lymphe), dans lesquels elles rejettent également leurs produits d'excrétion (déchets). Dans ces liquides en mouvement "cohabitent" durant un temps bref, éléments nourriciers qui arrivent et déchets qui s'en vont. Et pourtant, tout se passe ordinairement bien. Comme cela est à la fois complexe et efficace. Dans notre corps si organisé, les diverses sortes de cellules (cellules musculaire, osseuse, nerveuse, du sang, etc.) possèdent des capacités diverses et jouent des rôles différents. Les diverses cellules humaines sont spécialisées dans leur travail pour permettre à l'organisme de vivre dans l'harmonie parfaite. A nous de le bien comprendre et de contribuer à cette réussite de l'ensemble de ce monde cellulaire qui constitue notre organisme.

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