retour Ă  la librairie

Renaître par le souffle

88 pages
5,00 €

Extrait :

La respiration humaine

La respiration est un acte vital pour l'homme. En effet, celui-ci ne peut demeurer plus de quelques minutes sans respirer. La respiration foetale s'opérait par le cordon ombilical. C'est à la naissance que les poumons s'emplissent d'air pour la première fois.

Les mouvements respiratoires

La ventilation des poumons se réalise par des mouvements respiratoires qui comprennent une entrée de l'air: l'inspiration et une sortie d'air: l'expiration. Ces deux mouvements représentent le rythme respiratoire qui est variable suivant l'activité: repos ou plein effort. Il se ralentit durant le sommeil et suivant l'âge. Pour mesurer le rythme respiratoire, il suffit de compter le nombre de mouvements respiratoires par minute d'un individu au repos. On observe que le rythme respiratoire décroît de la naissance à l'âge adulte. Puis généralement il se stabilise.

Les circuits de la ventilation pulmonaire

L'air pénètre naturellement par les fosses nasales dans l'appareil pulmonaire. Ces fosses constituent des filtres qui retiennent les grosses poussières. Elles humidifient et réchauffent l'air pour le préparer à son voyage pulmonaire. Puis l'air traverse le pharynx où se croisent la voie digestive et la voie respiratoire. Il passe alors dans une cavité: le larynx dont l'orifice est nommé glotte. L'air poursuit son avancée dans un tube maintenu continuellement ouvert par des anneaux: la trachée-artère. Elle est tapissée de glandes qui émettent du mucus destiné à engluer les fines poussières parvenues jusque-là. Des cils vibratiles entrent en action pour faire remonter ce mucus jusqu'au pharynx, d'où il sera alors expectoré. A l'extrémité de la trachée l'air pénètre dans deux grosses bronches qui le dirigent vers deux poumons. Celui de gauche comporte deux lobes, alors que celui de droite est séparé en trois. A l'intérieur de chaque poumon, l'air. se diversifie dans de petites bronches: les bronchioles qui aboutissent à de minuscules cavités : les lobules pulmonaires.

La respiration normale

Au cours de l'inspiration la cage thoracique s'agrandit en largeur et en profondeur sous l'influence des muscles élévateurs des côtes, et en hauteur sous l'effet de la contraction du diaphragme, muscle qui refoule les viscères abdominaux. Les poumons sont reliés au thorax par la plèvre. Celleci permet aux poumons de suivre les mouvements du thorax en toute solidarité. A l'inverse, lors de l'expiration, les muscles précédents se relâchent et le thorax revient passivement à sa position primitive. L'élasticité des poumons conserve leur solidarité par rapport au thorax. Les poumons se retirent proportionnellement. L'inspiration constitue le temps moteur de la respiration, alors que l'expiration ne représente qu'un temps passifde relâchement. C'est cette respiration habituelle qui est appelée normale. Chaque mouvement respiratoire successif entraîne l'entrée puis la sortie d'un demi-litre d'air approximativement. C'est cette quantité d'air minimale ventilée qui est appelée l'air courant.

La respiration forcée

L'inspiration forcée se réalise sous l'effet de muscles longs, différents de ceux qui interviennent dans l'inspiration normale. Ces muscles longs s'insèrent sur l'omoplate, la tête de l'humérus ainsi que sur la base de la tête. C'est pourquoi l'inspiration forcée nécessite l'effacement des épaules et le redressement de la tête. Essayez cette inspiration et observez les mouvements de votre corps. L'expiration forcée ne représente plus un simple temps de relâchement comme l'était l'expiration normale, elle devient un temps respiratoire moteur. Ce sont des muscles antagonistes à ceux utilisés lors de l'inspiration normale qui entrent en jeu. Des muscles abaisseurs des côtes se contractent pour diminuer la cage thoracique en largeur et en profondeur. En même temps, la contraction des muscles abdominaux rejette les viscères qui s'appuient sur le diaphragme. Celui-ci réduit alors la cage thoracique en hauteur. Pratiquez des expirations forcées et observez l'ensemble de ces phénomènes. Au cours d'une inspiration forcée, un litre et demi d'air environ pénètre dans les poumons c'est l'air complémentaire. Inversément, lors d'une expiration, un litre et demi d'air environ est chassé des poumons: c'est l'air de réserve. La capacité vitale respiratoire se définit comme le volume d'air qui entre et sort des poumons au cours d'un mouvement respiratoire forcé. Ce volume se décompose approximativement comme suit: 0,51 d'air courant 1,51 d'air complémentaire soit 3,51 de capacité vitale 1,51 d'air de réserve Néanmoins, même après une expiration forcée, il demeure encore dans les poumons environ un litre et demi d'air: c'est l'air résiduel. Ces diverses composantes de la capacité vitale respiratoire sont indiquées à titre d'information. Chaque capacité vitale respiratoire est spécifique à tout être humain. Elle n'est pas fixe, elle peut s'amplifier par l'exercice ou s'amenuiser par le manque d'activité.

< ... >


Si cet extrait vous a plu, vous pouvez acquérir l'ouvrage dans la librairie.

retour Ă  la librairie